
La crise alimentaire s’est accentuée en Haïti au cours des derniers mois, rapporte le Programme Alimentaire Mondial (PAM).
Dans son dernier rapport, l’organisme du système des Nations unies tire la sonnette d’alarme sur la forte dégradation de la situation en Haïti, résultant de la violence des gangs.
Le PAM regrette que les fonds sollicités ne soient pas disponibles pour répondre à la crise humanitaire. Plus de 10 millions de dollars sont nécessaires pour nourrir plus de 1,3 million de personnes touchées par l’insécurité alimentaire aiguë.
Le niveau de famine s’est fortement aggravé depuis la crise sécuritaire, résultant des multiples offensives des gangs. Plus de la moitié de la population est confrontée à l’insécurité alimentaire aiguë, ce qui représente l’une des proportions les plus élevées au monde.
Le PAM redoute l’arrêt des programmes d’assistance alimentaire dans 28 pays. Haïti et le Venezuela sont les deux pays d’Amérique latine concernés par cette insuffisance criante de financement.
Le PAM informe que 94 millions de dollars américains sont nécessaires pour financer les opérations jusqu’en mai 2025. L’organisme apporte des repas chauds et des aides en espèces aux personnes déplacées. Ces programmes ne pourront continuer si des fonds supplémentaires ne sont pas mobilisés, préviennent les dirigeants de l’organisation.
Plus d’un million de personnes ont été déplacées, dont plus de 60 000 en un mois. La région métropolitaine de Port-au-Prince, avec plus de 100 sites d’hébergement, est la plus touchée.
Le ministre de la Solidarité a indiqué en début de semaine que l’implication de la société civile était indispensable face à ce défi. Les autorités haïtiennes ont mobilisé des fonds pour venir en aide aux déplacés internes, mais les ressources restent limitées.
Parmi les autres pays concernés par l’insuffisance des fonds figurent le Liban, le Soudan, la Syrie, l’Afghanistan, le Tchad, le Yémen, le Bangladesh, le Nigeria et l’Ukraine.
LLM / Radio Métropole Haïti
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