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Le premier tour des élections pourrait se tenir en juillet 2027

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Le premier tour des élections en Haïti pourrait se tenir en juillet 2027, selon des sources proches du Conseil électoral provisoire (CEP) et de plusieurs partis politiques. Plusieurs périodes ont été évoquées lors de discussions menées la semaine dernière entre les acteurs concernés. Le mois de juillet apparaît toutefois comme l’option la plus probable. Un nouveau calendrier électoral devrait être publié cette semaine pour préciser les prochaines échéances.

Selon des dirigeants politiques, les mois de mars, juillet et octobre ont été évoqués lors des discussions avec les membres du Conseil. Alors que le mois de mars a été jugé inopportun, plusieurs responsables de groupements et de partis ont préféré le mois de juillet au mois d’octobre en raison des retards qui s’accumulent depuis au moins 2 ans.

Par ailleurs, la participation des femmes au processus électoral demeure faible, malgré les mesures incitatives prévues par le décret électoral pour encourager les partis et groupements politiques à renforcer leur représentation féminine.

La ministre à la Condition féminine et aux Droits des femmes, Pedrica Saint-Jean, déplore cette situation et annonce la poursuite des rencontres de sensibilisation avec les dirigeants politiques.

La ministre plaide également pour que les échéances électorales soient fixées à une date permettant aux différentes structures politiques de mieux se préparer et de participer au processus dans de meilleures conditions.

Marvens Pierre

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Les averses devraient diminuer en intensité, selon la Protection Civile

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Le gouvernement haïtien maintient l’alerte orange sur les départements de la péninsule Sud et l’Ouest pour la troisième journée consecutive. De fortes averses sont prévues mais les conditions météorologiques devraient s’améliorer dans l’après-midi.
Le Secrétariat Permanent pour la Gestion des Risques et Désastres (SPGRD), l’Unité Hydro Météorologique (UHM) et la direction générale de la Protection Civile (DGPC) maintiennent l’alerte orange pour les départements du Sud, du Sud-est, des Nippes, de la Grand Anse et de l’Ouest et l’alerte jaune pour l’Artibonite et le Nord Ouest.

Le directeur de la DGPC, M. Emmanuel Pierre, insiste sur la nécessité de respecter les consignes de la vigilance orange liées à de fortes averses et des risques d’inondations. À partir de la mi-journée de ce mardi 27 octobre 2026, les averses devraient diminuer en intensité dans plusieurs régions. Des pluies modérées devraient succédées aux fortes averses. Toutefois les risques d’inondations et d’éboulements de terrain demeurent.

Mécanisme de réponse

Le Premier Ministre haïtien, M. Alix Didier Fils Aimé, a pris charge en tant que président de la commission nationale pour la gestion des risques et désastres. M. Pierre assure avoir reçu directement les instructions du Chef du gouvernement afin de mettre en branle les mécanismes de réponse aux catastrophes. Dans le cadre de ces mécanismes le directeur de la DGPC annonce que des ressources financières seront décaissées au cours de cette journée pour les structures locales dans le département du Sud. Des biens et matériels étaient déjà prépositionnés dans ce département. De plus des dirigeants d’organismes humanitaires internationaux auront à partir d’aujourd’hui des séances de travail avec le directeur de la DGPC afin de coordonner la réponse.

Évaluation des pertes en cours

Les équipes locales de la Protection Civile ne peuvent réaliser des évaluations sur le terrain à cause des fortes averses. Il faut attendre une amélioration des conditions météorologiques afin de mettre en branle de manière effective les mécanismes de réponse. Des rivières sont en crue et on ne peut mettre en danger la vie des membres des équipes de la Protection Civile, a fait valoir M. Pierre. Le dernier bilan partiel fait état de 4 morts, 2 disparus et 3 blessés. M. Pierre précise que les victimes avaient tenté de traverser des rivières en crue dans le Sud, la Grand Anse er les Nippes. Les deux personnes disparues sont des pêcheurs qui s’étaient aventurés en mer.

Les communes de Baradères et de l’Anse a Veau, dans les Nippes, font partie des villes les plus durement touchées par les intempéries. Plus de 300 maisons ont été inondées à Baradères. Le département des Nippes paie le plus lourd tribut de ces intempéries. D’autres villes, notamment Petit Goave (Ouest), ont subi de plein fouet le passage du creux en altitude sur Haïti.

LLM / radio Métropole Haïti

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Les fortes averses provoquent des pertes matérielles importantes 

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Les autorités haitiennes appellent à la prudence en raison du passage d’un creux en surface provoquant de fortes averses sur plusieurs départements. Le Secrétariat Permanent pour la Gestion des Risques et Désastres (SPGRD), la Direction Générale de la Protection Civile (DGPC) et l’Unité Hydro Météorologique (UHM) informent que les départements de la péninsule sud ( Sud, Sud-est, Grand Anse et Nippes) ainsi que l’Ouest sont placés en vigilance orange tandis que les départements de l’Artibonite et du Nord Ouest sont en vigilance jaune.

Toutefois le directeur de l’UHM, M. Marcelin Esterlin, indique que les averses devraient toucher l’ensemble du territoire. Le creux en surface sur Haïti, combiné à un centre de basse pression sur la Jamaïque, est à l’origine de ces fortes précipitations depuis le 23 octobre 2026. Hier plus de 250 millimètres de pluies étaient attendues sur les régions montagneuses en moins de 6 heures. C’est l’équivalent des averses sur une période de 6 mois en temps normal.

Ce lundi 26 octobre 2026 les prévisions de l’UHM font état de 150 millimètres de pluies sur les mornes. Ces averses provoqueront des inondations et éboulements de terrain dans plusieurs régions. La terre étant saturé les eaux ne pourront plus s’infiltrer dans le sol. Le directeur de l’UHM a précisé qu’il s’agit d’une perturbation et non d’un cyclone. Le creux en surface sur Haïti créé beaucoup d’humidité et d’instabilité. Selon les prévisions les averses devraient diminuer à partir de ce soir.

Plusieurs villes inondées 

 Corail, Barradères et Pestel font partie des villes inondées le dimanche 25 octobre 2026. Les conditions climatiques empêchent une évaluation exhaustive de la situation par les équipes locales de la Protection Civile. Le directeur de la DGPC, M. Emmanuel Paul, rapporte des inondations dans plusieurs communes du Sud à cause des débordements de la Ravine du Sud. Cette importante rivière, qui traverse plusieurs communes, a détruit des plantations et emporté des véhicules notamment à Camp Perrin. Plusieurs tronçons de routes, dont la route nationale numéro 7 (RN7), avaient été endommagés. Le ministre des Travaux Publics Transports et Communication a assuré hier que la RN7 avait été réhabilitée hier par la direction départementale.

Des pertes matérielles importantes

Selon les premières évaluations plus de 50 maisons avaient été détruites et 150 autres endommagées. Plus de 750 familles sinistrées dans la péninsule Sud selon le bilan partiel du dimanche 25 octobre 2026. Des pertes considérables ont été enregistrées dans le secteur agricole. De nombreuses plantations ont été détruites par des rivières en crues. À Corail les autorités locales s’étaient affairées à nettoyer l’hôpital qui avait été inondée.

Le ministre de la santé certifie que des stocks de médicaments avaient été prépositionnés dans les régions. Ceci facilitera l’acheminement des médicaments dans les infrastructures hospitalières. Une personne a été tuée en tentant de traverser une rivière en crue dans la Grand Anse. Les autorités locales appellent les habitants à respecter les consignes de sécurité.

LLM / radio Métropole Haïti

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L’ONU exprime sa vive préoccupation face à la crise sécuritaire en Haïti

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À l’occasion de la Journée des Nations unies samedi 24 octobre, l’ONU a exprimé sa vive préoccupation face à la crise sécuritaire et humanitaire persistante en Haïti, caractérisée par la violence continue des gangs armés.

Dans un communiqué officiel, le système des Nations unies en Haïti brosse un tableau alarmant de la situation, précisant que les violences armées ont déjà provoqué le déplacement interne de 1,5 million de personnes, dont la moitié sont des enfants.

La crise interne est aggravée par un flux migratoire retour particulièrement difficile, puisque plus de 245 000 personnes, majoritairement en situation d’extrême vulnérabilité, ont été renvoyées de force depuis le début de l’année 2026 par les pays voisins des Caraïbes et de la région, note l’ONU.

Sur le plan humanitaire, les chiffres communiqués par l’organisation internationale témoignent d’une catastrophe multidimensionnelle. Près de la moitié de la population haïtienne, soit 5,8 millions de personnes, fait actuellement face à une insécurité alimentaire aiguë.

L’impact de l’insécurité se fait également ressentir sur les services sociaux de base, paralysant l’accès aux soins de santé essentiels et à l’éducation, tout en fragilisant un système de santé déjà sous forte pression.

Les femmes et les enfants paient un tribut particulièrement lourd à ce conflit, l’ONU ayant recensé plus de 5 500 incidents de violences basées sur le genre. Parmi ces agressions, 70 % sont des cas de viol, incluant de nombreux viols collectifs perpétrés par les gangs armés pour infliger d’immenses souffrances et porter atteinte à la dignité des victimes.

Devant l’ampleur de cette détresse, les Nations unies ont réaffirmé leur solidarité envers la population et ont renouvelé leur engagement à poursuivre leurs efforts pour accompagner le pays vers la stabilisation.

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Haïti sous la menace de violentes averses

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Dans les prochains jours de violentes intempéries devraient frapper le territoire haïtien. Le météorologue de radio Métropole, M. Rudy Victor, révèle que des prévisions font état de fortes précipitations à partir du 22 octobre 2026. C’est la péninsule Sud et le département de l’Ouest qui devraient être les plus impactés par ces averses. Il s’agit d’un schéma classique de la période d’El Niño. Après une période de sécheresse en été des épisodes pluvieux surviennent automne et Hiver.

En 2020 le même scénario s’était produit et avait provoqué de fortes averses sur les départements du Sud, Sud est, de la Grand Anse et des Nippes. Le météorologue explique qu’un creux en altitude devrait favoriser l’arrivée de flux d’air humide en provenance de la zone équatoriale. Cette zone d’intempéries laissera la région de Panama et de Costa Rica pour remonter vers la Jamaïque, Cuba, la République Dominicaine et Haïti. 

De plus une autre perturbation en surface, en provenance de l’Amérique du Sud, devrait également se diriger vers la Jamaïque et Haïti. Ces deux perturbations provoqueront de fortes averses au cours de la période du 22 au 29 octobre 2026. Certains modèles font état de 500 millimètres de pluie sur la péninsule Sud, le massif de la Selle et le massif de la Hotte. Toutefois M. Victor assure qu’il ne s’agira pas d’averses quotidiennes. Les flux humides toucheront essentiellement le versant sud des massifs provoquant d’importantes averses sur plusieurs villes.

Des inondations dans plusieurs régions 

Les autorités haïtiennes devraient adopter des dispositions en tenant compte de la vulnérabilité liée à la dégradation de l’environnement. Les averses occasionneront des inondations dans la péninsule Sud. De plus le sol sera déjà saturé à cause des averses de cette semaine.  Aux cours des dernières 72 heures des pluies torrentielles ont été enregistrées dans le département de l’Ouest, la région métropolitaine de Port-au-Prince et la péninsule Sud. 

Après la longue période de sécheresse les cultivateurs étaient dans l’attente de pluies modérées pouvant pénétrer dans le sol. Cependant les fortes averses auront l’effet inverse avec des érosions et des inondations. Il ne s’agit nullement de cyclone et des rafales de vents ne sont pas prévues. Le système n’est pas organisé et fermé, a dit M. Victor expliquant qu’il s’agira essentiellement de pluies.

El Niño historique 

La péninsule Sud d’Haïti est la région régulièrement affectée par l’impact d’El Niño. Les conséquences peuvent être catastrophiques d’une part en raison de la vulnérabilité de l’environnement et d’autre part à cause de l’intensité d’El Niño cette année. L’envergure d’El Niño est plus imposante comparée aux années antérieures. M. Victor qualifie El Niño de cette année d’historique rappelant que toute la région Amérique du Sud est concernée. L’impact d’El Niño dans les petites Antilles est également considérable. 

LLM / radio Métropole Haïti 

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Bukele menace les gangs en Haiti après l’enlèvement de quatre Salvadoriens

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Le président salvadorien Nayib Bukele a affirmé mercredi, sur son compte X, qu’une opération militaire a été lancée en Haïti pour tenter de secourir quatre ressortissants salvadoriens portés disparus, qu’il présente comme des techniciens de l’aviation engagés dans une mission internationale.

Dans un message adressé aux chefs de gangs haïtiens, M. Bukele a assuré que les quatre hommes « ne sont pas des combattants », mais du personnel technique chargé notamment des évacuations médicales. Selon lui, ils ont été enlevés alors qu’ils revenaient après avoir acheté de la nourriture dans un marché de la zone.

« Nous n’avons qu’un seul objectif : faire revenir nos quatre compatriotes chez eux vivants, sans aucun mal », a-t-il déclaré, affirmant qu’une opération militaire avait été lancée pour les secourir.

Le président salvadorien a toutefois averti les groupes armés que l’opération engagée mercredi « n’est rien comparée à ce qui arrivera » si les otages ne sont pas libérés vivants. Il a également fait référence à la vaste offensive menée par son gouvernement contre les gangs au Salvador.

« Nous avons déjà fait le ménage avec les gangs en El Salvador, et nous pouvons faire de même avec vous », a-t-il lancé, tout en laissant ouverte la possibilité d’une issue négociée.

« Rendez-nous nos quatre compatriotes vivants, sans aucun mal, et tout redeviendra comme avant le kidnapping », a-t-il conclu.

Marvens Pierre

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Plus de 1 000 morts et 17 000 nouveaux déplacés en Haïti en trois mois, selon l’ONU

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Plus de 1 000 personnes ont été tuées et 17 000 autres déplacées au cours du dernier trimestre en Haïti, selon les données présentées lundi devant le Conseil de sécurité des Nations unies à New York.

Lors de cette réunion consacrée à la situation politique, sécuritaire et humanitaire du pays, le représentant spécial de l’ONU, Carlos Ruiz Massieu, a alerté sur la persistance des violences liées aux gangs armés et leurs conséquences sur la population.

Sur le plan politique, le responsable onusien a relevé des avancées dans le processus électoral, notamment la publication d’une version révisée du décret électoral et l’inscription de plus de 3 500 candidats.

Il a toutefois appelé les autorités à prendre en considération les contraintes logistiques et sécuritaires avant d’apporter d’éventuelles modifications au calendrier des élections.

La réunion du Conseil de sécurité intervient dans un contexte marqué par de nouvelles attaques armées, notamment dans la plaine du Cul-de-Sac et dans le département de l’Artibonite. La situation des forces internationales engagées dans la lutte contre les gangs figure également parmi les préoccupations soulevées, après la disparition de plusieurs ressortissants salvadoriens à la suite d’une embuscade.

Marvens Pierre

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Des soldats salvadoriens portés disparus en Plaine

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Plusieurs militaires salvadoriens déployés au sein de la Force de répression des gangs (FRG) sont portés disparus après une embuscade survenue dimanche dans la plaine du Cul-de-Sac, selon une note officielle de la mission.

Des affrontements ont opposé les forces de sécurité à des gangs armés dans cette zone située au nord-est de Port-au-Prince. Une opération de recherche, appuyée par des moyens aériens, a été lancée pour retrouver les militaires, dont le sort restait inconnu lundi.

Le Salvador a appelé à une coordination renforcée entre les forces engagées en Haïti afin de localiser ses ressortissants. Selon sa représentante auprès des Nations unies, quatre techniciens de l’aviation salvadorienne sont portés disparus après l’attaque d’un véhicule de la mission, dimanche à Port-au-Prince.

Parallèlement, des groupes armés ont lancé une nouvelle offensive contre Petite-Rivière de l’Artibonite, tôt lundi matin. Des témoignages locaux font état de la prise de contrôle de Morne Fort et de Crête-à-Pierrot par les assaillants.

Ces incidents interviennent alors que les autorités haïtiennes et les forces de sécurité internationales font face à la persistance des attaques de groupes armés dans plusieurs régions du pays.

Marvens Pierre

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Plusieurs pays soutiennent les sanctions imposées par le Conseil de sécurité 

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German Foreign Minister Heiko Maas (C) speaks at a UN Security Council meeting at United Nations headquarters in New York on February 26, 2020. (Photo by Johannes EISELE / AFP)

Des ambassadeurs de plusieurs pays ont salué le vote hier de la résolution prolongeant d’une année le régime de sanctions concernant Haïti, qui comprend un embargo sur les armes, une interdiction de voyager et un gel des avoirs. La résolution proroge également de 13 mois le mandat du Groupe d’experts chargé d’assister le comité des sanctions concernant Haïti.

La Représentante permanente adjointe des États-Unis auprès de l’ONU, Mme Jennifer Locetta a salué la prorogation du mandat du groupe d’experts et de la prorogation de l’interdiction de voyage, des gels des avoirs, et des mesures d’embargo sur les armes pour une année supplémentaire. Elle a précisé que les embargos sur les armes ne s’appliquent pas aux ventes, à la fourniture ou au transfert d’armes et matières connexes, ou à la fourniture de formations pour le gouvernement d’Haïti, dont l’objectif est de parvenir aux objectifs de paix et de sécurité uniquement.

Le vote d’aujourd’hui est encore un signal fort: la communauté internationale soutient la population d’Haïti, a t-elle martelé. En outre elle appelle le gouvernement haïtien à adopter un décret réglementant l’exploitation des anguilles. Ce commerce alimente les groupes armés dans le pays et prive le peuple haïtien de ses ressources

Le Panama appelle à une intensification des sanctions 

De son côté le Représentant du Panama, co-rédacteur de la résolution, a rappelé qu’il existe une relation intime qui a été documentée entre certains secteurs de l’élite politique et économique haïtienne et les gangs, qui aujourd’hui tiennent Haïti en otage. Et cette relation doit être au cœur des efforts du Conseil de sécurité, dit il estimant nécessaire de tenir compte des recommandations du groupe d’experts.

Il faut inclure de nouvelles personnes sur les listes de sanctions, et notamment les personnes qui tirent parti de leur pouvoir et de leur influence, et qui contribuent au financement de ces bandes. De plus le diplomate croit que les sanctions relatives à la mise en œuvre de l’embargo sur les armes, constituent des outils fondamentaux afin d’endiguer la violence qui continue de sévir dans le pays. Il attire l’attention sur la nécessité de lutter contre les réseaux qui permettent à ces bandes de poursuivre et d’étendre leurs activités criminelles.

La France recommande l’accélération du déploiement de la FRG 

Le Représentant de la France au Conseil de sécurité a souligné que la résolution étend les mesures fermes et exhaustives adoptées pour tarir les flux illégaux d’armes et de munitions, ainsi que les financements qui alimentent les grands gangs criminels. Les enjeux de malversations, d’abus de confiance et de détournement de fonds publics ont été identifiés comme une source de préoccupation majeure et continueront de faire l’objet d’une attention particulière, a t-il laissé entendre.

En ce qui a trait au processus électoral l’ambassadeur de France a mis l’accent sur la nécessité d’intensifier les efforts et mettre en œuvre les décisions prises par le Conseil. En ce sens il juge indispensable d’accélérer le déploiement de la force de répression des gangs pour lui permettre d’être opérationnel dès que possible, et d’ajouter à la liste de sanctions les individus qui soutiennent et financent les gangs. Les informations sur ces individus sont connues. Agissons pour lutter contre l’impunité, ne pas laisser ceux qui menacent la stabilité d’Haïti et l’avenir de sa population dicter leurs lois, a t-il martelé.

LLM / radio Métropole Haïti 

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Le gouvernement américain est le principal contributeur du fonds humanitaire pour Haïti 

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L’ONU a révélé en début de semaine que le gouvernement américain a alloué en septembre de cette année 75 millions de dollars au Fonds Humanitaire pour Haïti (HHF). Ce mécanisme de financement humanitaire, créé en 2024, est géré par l’ONU. L’administration américaine est le plus grand contributeur de ce fonds. En Mars 2026 le gouvernement américain avait déjà versé 125 millions millions de dollars.

 » Au nom de la communauté humanitaire, je remercie les États-Unis pour cette contribution supplémentaire. S’ajoutant aux 125 millions de dollars accordés plus tôt cette année, elle contribuera à maintenir la réponse et à préserver les progrès durement acquis au profit de millions d’Haïtiens confrontés à la faim, aux déplacements et à l’effondrement des services essentiels, tout en plaçant la protection au cœur de cette réponse, en particulier celle des femmes, des filles et des enfants exposés à la violence et à l’exploitation,» a déclaré Mme Nicole Kouassi, Coordinatrice humanitaire en Haïti.

Les autres contributeurs du Fonds humanitaire pour Haïti (HHF), sont l’Irlande, de l’Allemagne, de la Suisse, de l’Espagne, de la République de Corée, du Luxembourg, du Canada, d’ECHO, du Portugal, de Malte et des donateurs privés, qui ont apporté plus de 18 millions de dollars.

Apporter une assistance à 507 000 personnes 

La contribution américaine de 75 millions de dollars versés au Fonds humanitaire pour Haïti (HHF) permettra aux partenaires humanitaires de répondre aux besoins les plus urgents engendrés par l’escalade de la violence, les déplacements de population et la perturbation des services essentiels. 507 000 personnes, résidant dans 28 communes, seront les principaux bénéficiaires des 10 projets envisagés. Trois consortiums d’ONG haïtiennes auront la charge de l’implémentation de ces projets.

L’enveloppe du projet sera géré par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), et servira à fournir une aide alimentaire, de l’eau potable, des soins de santé et des abris d’urgence. Il soutiendra également la protection des femmes et des enfants exposés aux risques de violences et d’exploitation, la prise en charge médicale et psychosociale des survivantes et survivants de violences sexuelles, le traitement de la malnutrition aiguë et l’assistance aux personnes handicapées.

Aggravation de la crise humanitaire 

Selon les statistiques de l’ONU plus de 6,4 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire et près de 6 millions sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë.  Dans le même temps plus de 1,5 millions de déplacés internes ont été recensés.

Le Fonds humanitaire pour Haïti (HHF) a alloué 203,6 millions de dollars au Plan de réponse aux besoins humanitaires 2026, qui requiert 880 millions de dollars et est actuellement financé à 49 %. Dans son dernier communiqué le Bureau de coordination des affaires humanitaires presse les bailleurs de fonds à accroître leur soutien afin de maintenir cette réponse vitale.

LLM / radio Métropole Haïti 

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