Home Blog Page 2

Décès du maire de Kenscoff : les circonstances restent floues

0

Plus de quatre jours après la disparition du maire de Kenscoff, Jean Massillon, les circonstances exactes de sa mort restent incertaines, plusieurs versions circulant dans la commune. Des membres de sa famille rencontré s mardi 13 octobre affirment qu’un responsable politique pourrait être impliqué dans son décès. Ils disent avoir engagé des démarches auprès du ministère de l’Intérieur afin que ces accusations fassent l’objet de vérifications et de suites judiciaires.

À la mairie de Kenscoff, les responsables privilégient toutefois l’hypothèse d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Emmanuel Pierre, administrateur de la mairie et présenté comme un proche collaborateur de Jean Massillon, indique qu’aucun diagnostic médical définitif n’a, pour l’heure, été communiqué. Jean Massillon travaillait depuis plus de 20 ans à la mairie de Kenscoff. Il s’était davantage fait connaître ces derniers mois en raison de son implication dans les efforts de sécurisation de la commune, notamment après la reprise de plusieurs zones contrôlées par des groupes armés.

Sa présence sur le terrain et ses prises de position contre les gangs lui avaient valu une certaine popularité auprès d’une partie de la population. Depuis l’annonce de sa mort, des habitants se disent toutefois préoccupés par l’avenir de la situation sécuritaire dans la commune. Certains proches de l’ancien maire estiment que son décès pourrait être lié à son engagement en faveur de la reprise du contrôle de certaines zones. Ils entendent porter l’affaire devant la justice, sans toutefois présenter publiquement, à ce stade, d’éléments permettant d’étayer ces accusations.

Alors que les funérailles doivent être organisées dans les prochains jours, la famille souhaite également préserver ce qu’elle considère comme l’héritage de Jean Massillon, notamment les acquis enregistrés sur le plan sécuritaire. Son décès continue de susciter des réactions en Haïti et à l’étranger, plusieurs personnes saluant la mémoire d’un responsable local engagé dans les affaires de sa communauté.

Marvens Pierre

Publicité

Un expert qualifie d’injustes les accusations contre les banques haïtiennes 

0

L’économiste et analyste financier, M. William Savary, s’insurge contre le rapport du groupe d’experts des nations unies accusant le système bancaire haïtien d’implication dans le blanchiment d’argent. Il s’agit d’accusations injustes et terribles, a réagi M. Savary prédisant de graves conséquences pour le système bancaire haïtien.

Il exhorte les autorités monétaires haïtiennes et les responsables de l’association des Professionnels de Banques (APB) à adresser ce dossier avec beaucoup de sérieux. M. Savary s’indigne que les experts onusiens aient généralisé à l’ensemble du système bancaire certains cas de blanchiment orchestrés par des directeurs de succursales.

Il reconnaît que certains directeurs de succursales peuvent agir en complicité avec les gangs et à l’encontre de l’intérêt du système bancaire. Il faut une réaction des responsables de la Banque de la République d’Haïti (BRH) et de l’APB, insiste M. Savary faisant valoir que ces accusations font peser de graves menaces sur le système bancaire haïtien. Il y a risque d’isolement du pays, a t-il laissé entendre.

Les banques internationales refuseront d’avoir une banque haïtienne comme banque correspondante, afin de ne pas être l’objet de sanctions des institutions financières internationales. L’Analyste financier révèle que déjà de nombreuses banques étrangères ont cessé de faire des affaires avec des banques haïtiennes. Il appelle à une réaction rapide des autorités monétaires haïtiennes notant que les mêmes accusations contre le système bancaire avaient été évoqués dans les précédents rapport du groupe d’experts de l’ONU.

Approche de contestation

M. Savary certifie que les responsables de la BRH et de l’APB peuvent contester formellement le rapport. La BRH peut adresser une correspondance pour rejeter les accusations du rapport et montrer qu’elle dispose de garde-fous pour empêcher le blanchiment.

Au sein de la BRH un organe est spécialisé dans la lutte contre le blanchiment. De son côté l’APB peut protester contre les accusations et faire valoir des dispositions en vigueur permettant de combattre le blanchiment. M. Savary se dit confiant que les banques peuvent fournir des preuves tangibles des outils qui leur permettent de bloquer le blanchiment.

En outre il juge opportun que les l’APB fournisse des précisions sur le mécanisme mis en branle en cas d’implication d’un directeur de succursale dans le blanchiment. Par ailleurs l’économiste estime que l’APB peut intenter une action en justice contre les experts ce qui permettra de fournir les preuves des mécanismes contre le blanchiment d’argent.

La BRH et l’APB doivent adresser le rapport avec plus de sérieux cette fois ci, prévient M. Savary rappelant que le secteur bancaire haïtien est le plus rentable. Ceci est le résultat d’un travail assidu et du professionnalisme des leaders du secteur, admet M. Savary.

Renforcer la lutte contre le blanchiment 

Le blanchiment d’argent sale provenant notamment du trafic de la drogue, du trafic des organes, du trafic des armes et munitions et du kidnapping constitue l’une des priorités des institutions financières et des banques internationales. Ce blanchiment est réalisé par trois formes distinctes. Certains réseaux criminels utilisent des sociétés écrans pour faire entrer l’argent sale dans le système financier. D’autres trafiquants utilisent les placements pour blanchir l’argent sale.  

Toutefois les banques commerciales refusent d’accepter des dépôts de montant supérieur à 10 000 dollars américains sans que la provenance soit déclarée. D’autres réseaux criminels ont recours à l’intégration des fonds dans le système financier à travers des activités économiques utilisant des cash flow importants tels les restaurants, les supermarchés et les entreprises import / export.

LLM / radio Métropole Haïti 

Publicité

Multiples révélations autour de Jean Jacques Dessalines 

0

La mémoire du père fondateur de la patrie haïtienne est toujours l’objet de controverses. Si la date de sa mort tragique au pont rouge, le 17 octobre 1806, est reconnue et a toujours servi de repère pour rendre hommage à sa mémoire, par contre la date de sa naissance continue de diviser de nombreux experts et historiens.

L’Association des Généalogistes Haïtiens poursuit depuis un quart de siècle des recherches et assure avoir pu lever le voile sur cet épineux dossier. M. Didier Gilles, membre de l’association, révèle que des recherches sur des actes de mariage et de décès de cette époque ont permis de retracer la date du 25 juillet.

Il fait état de deux articles de la gazette politique et économique d’Haïti datant de 1806 faisant état de célébrations à l’occasion de l’anniversaire de naissance de l’empereur Dessalines. De plus le nom de Jean Jacques serait lié à la fête patronale du 25 juillet.

M. Gilles explique que la date du 20 septembre, retenue par le gouvernement haïtien, avait été choisie par certains analystes lors des commémorations du centenaire de l’indépendance. Cette date ne repose en réalité sur aucun document privé ou officiel.

Dessalines est un nom d’emprunt 

Les généalogistes sont parfois en contradiction avec les historiens quoique leurs disciplines soient connexes. L’historien s’occupe du vécu des peuples tandis que le généalogiste s’attache à déterminer la filiation entre les individus.

À ce niveau M. Gilles confie que certaines affirmations de l’histoire d’Haïti ne sont pas conformes aux faits révélés dans les documents civiles et officiels.

De nombreuses recherches de l’association des généalogistes ont également permis de déterminer avec précision l’origine du patronyme du père fondateur. Les actes de l’époque indiquent que Jean Jacques était un créole c’est-à-dire un esclave né sur la terre de Saint Domingue. Jean Jacques, a l’instar de nombreux autres affranchis, avait pris le nom de son maître Dessalines.

Ce dernier, Janvier Dessalines, était un propriétaire qui en épousant la veuve de Toussaint avait hérité de l’habitation de Petit Cormier dans la paroisse de la Grande Rivière du Nord.  D’autres actes permettent de vérifier que Jean Jacques Dessalines ainsi que sa sœur Anne et sa mère Marie Françoise avaient travaillé comme esclaves sur l’habitation de Petit Cormier. À cette époque le document faisait référence à Jean Jacques.

Un support à la collectivité 

Peu connue du grand public l’association des généalogistes a entrepris une œuvre de grande importance. Depuis 2000 l’association numérise la base de données des Archives Nationales d’Haïti. Les registres dans les principales villes sont numérisés afin de permettre aux généalogistes et chercheurs de poursuivre leurs investigations .

À ce jour plus de 104 000 individus sont reliés généalogiquement. En dépit de l’impact indéniable sur l’histoire, les généalogistes ne bénéficient d’aucune assistance du gouvernement. M. Gilles précise qu’il s’agit d’une passion mais que cet outil apporte une aide incommensurable à l’histoire. Dans les prochaines semaines l’association entend rénover son site internet et rendre disponible de nombreux documents et actes anciens. 

LLM / radio Métropole Haïti 

Publicité

Le maire de Kenscoff, Jean Massillon, est décédé

0

L’agent exécutif intérimaire de Kenscoff, Jean Massillon, est décédé vendredi 9 octobre 2026. Une information qui a été confirmée par un autre membre du cartel municipal et la Primature dans un communiqué. Sa disparition survient alors que cette commune située dans les hauteurs de la région métropolitaine de Port-au-Prince reste confrontée aux violences des gangs armés.

Selon des informations issues des sources proches de la victime, l’élu aurait succombé à un malaise. Les circonstances précises de son décès n’ont toutefois pas été détaillées dans le communiqué officiel.

La Primature a rendu hommage à un responsable qui avait choisi de rester auprès de ses administrés malgré l’insécurité. Elle a salué son engagement envers la population de Kenscoff et adressé ses condoléances à sa famille, à ses proches et à ses collaborateurs.

La commune de Kenscoff a été durement touchée par les violences armées, qui ont entraîné des déplacements de population et perturbé la vie quotidienne de ses habitants. Jean Massillon s’était notamment exprimé sur les opérations policières visant à reprendre les secteurs occupés par les groupes armés.

Marvens Pierre

Publicité

La PNH reprend Belot et renforce ses opérations dans la région métropolitaine

0

La Police nationale d’Haïti (PNH) a annoncé le 6 octobre avoir repris le contrôle de Belot, une localité de la commune de Kenscoff, lors d’une opération menée avec l’appui de la Task Force contre les gangs armés.

Cette intervention s’inscrit dans les efforts des forces de sécurité pour reconquérir les zones contrôlées par les groupes armés dans les hauteurs de la région métropolitaine de Port-au-Prince.

Parallèlement, la Force de répression des gangs (FRG) a fait état d’opérations menées les 5 et 6 octobre à Tabarre et à Cité Soleil. Ces interventions visent les positions de groupes armés dans ces secteurs de l’agglomération.

Le haut commandement de la PNH a également annoncé le renforcement des mesures de sécurité contre les enlèvements. Lors d’une réunion tenue le 8 octobre avec les directeurs départementaux, la direction de la police a demandé un contrôle accru des principaux axes routiers de la région métropolitaine et une surveillance renforcée des unités déployées sur le terrain.

Marvens Pierre

Publicité

Le Premier ministre lance officiellement le déploiement de la FRG

0

Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a présidé jeudi 8 octobre la cérémonie officielle de lancement du déploiement de la Force de répression des gangs (FRG), à la base Vertières, à Tabarre, dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.

La cérémonie s’est déroulée en présence de représentants du gouvernement, des Nations unies, du corps diplomatique et des pays contributeurs de troupes. Le Guatemala, El Salvador, le Tchad, la Mongolie, la Jamaïque et le Sri Lanka participent à cette force destinée à appuyer les forces de sécurité haïtiennes dans leur lutte contre les groupes armés.

Le chef du gouvernement a présenté cette nouvelle étape comme un moyen de reprendre les territoires contrôlés par les gangs, de protéger la population et de rétablir l’autorité de l’État.

Des démonstrations militaires ont marqué la cérémonie. Le déploiement opérationnel de la FRG intervient alors que les autorités haïtiennes poursuivent leurs efforts pour reprendre le contrôle des zones affectées par les violences armées.

Marvens Pierre

Publicité

Une nouvelle version du décret électoral publiée au Moniteur

0



Le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé a publié le 6 octobre une nouvelle version du décret électoral dans le journal officiel Le Moniteur, modifiant plusieurs conditions de participation aux prochaines élections générales.

Ce texte supprime notamment l’obligation de fournir certains certificats de la Banque de la République d’Haïti (BRH), de l’Office national d’assurance-vieillesse (ONA) et du Fonds de développement industriel (FDI), ainsi que le certificat médical précédemment exigé des candidats.

Les frais d’inscription ont également été revus à la baisse pour plusieurs postes électifs. Ils passent notamment de 800.000 à 400.000 gourdes pour les candidats au Sénat et de 300.000 à 100.000 gourdes pour ceux à la députation. Les frais de candidature à la présidence restent fixés à deux millions de gourdes.

Ces modifications interviennent alors que le Conseil électoral provisoire (CEP) a prolongé jusqu’au 31 octobre la période d’inscription des candidats. Le calendrier électoral doit également être actualisé, après le report des échéances liées à la campagne électorale. Le premier tour de la présidentielle et des législatives initialement prévu le 13 décembre 2026 est encore maintenu.

Marvens Pierre

Publicité






Article précédentUne nouvelle technologie médicale disponible en Haïti
Article suivantLe Premier ministre lance officiellement le déploiement de la FRG


Une nouvelle technologie médicale disponible en Haïti

0

L’oxygénothérapie hyperbare est une technologie médicale peu connue en Haïti mais qui est efficace dans la prise en charge de nombreuses pathologies. Le docteur M. Dieudonné Jean Baptiste, attire l’attention sur l’importance de cette technologie dans le cadre des efforts visant à améliorer l’accès aux soins de santé.

L’oxygénothérapie hyperbare est l’oxygène sous pression diffusé dans le sang et qui permet de regagner la santé. En règle général l’oxygène est transporté par les hémoglobines mais quand il est sous pression il se diffuse directement dans le plasma. L’oxygène indispensable atteint ainsi en grande quantité tous les organes du corps. De nombreuses pathologies résultent d’une insuffisance d’oxygène dans certains organes précis.

L’oxygénothérapie hyperbare s’avère être très utile dans les infrastructures hospitalières notamment dans les pays développés tels les États-Unis, la France, le Canada, le Japon et la Corée du Sud. Aux Etats Unis un hôpital sur six dispose de cette technologie. Le docteur Jean Baptiste explique que la FDA fait état de 15 indications médicales dans lesquelles L’oxygénothérapie hyperbare peut être utilisée.

Il s’agit entre autres de l’ostéomyélite, de l’ abcès intra-crânien, de plaies par écrasement, d’anémie sévère, de lésions en cas de radiothérapie, d’embolies etc. Toutefois la FDA souligne que d’autres pathologies telles le cancer et l’Alzheimer ne sont pas prises en charge.

Des résultats probants en Haïti 

Le docteur Jean Baptiste assure que PHI-Haïti a déjà pris en charge plusieurs malades. L’oxygénothérapie hyperbare a permis de guérir de nombreux pieds de diabétiques et de rétablir des fonctions cognitives pour plusieurs victimes d’accident vasculaire cérébral. Des résultats probants sont obtenus en 6 semaines, atteste le spécialiste.

Même après deux ou trois années, des cellules en hibernation chez une victime d’AVC, peuvent reprendre vie. Introduit en Haïti par PHI en 2024, cette technologie contribue à améliorer les conditions de vie et rendre l’autonomie à nombreuses personnes. Les installations d’oxygénothérapie sont disponibles à Pétion ville et à Hinche. Avant la fin de l’année de nouveaux équipements seront disponibles au Cap Haïtien et à Tabarre.

Régénérer l’organisme 

La technologie est nouvelle mais le principe remonte à plus d’un siècle. À l’époque les installations étaient utilisées essentiellement pour les plongeurs. L’oxygène étant indispensable à la vie, une personne qui en est privée meurt au bout de 4 minutes. De plus l’absence d’oxygène peut provoquer une occlusion brusque des artères entraînant l’arrêt de fonctionnement de l’organe. C’est le cas notamment de personne aveugle brusquement.

Parmi les avantages de l’oxygénothérapie hyperbare on peut noter des propriétés anti infectieuses et la capacité à réduire les inflammations. Elle peut mobiliser des cellules souches pour accélérer la guérison. En outre cette technologie créée de nouveaux vaisseaux facilitant ainsi la guérison des plaies même au cerveau. 

En plus des traitements l’oxygénothérapie hyperbare est utilisée pour le bien-être. Dans ce cas il s’agit de prévention contre les maladies. L’exercice physique permet d’apporter plus d’oxygène dans le corps mais l’oxygénothérapie hyperbare permet à certaines personnes ne pouvant pratiquer le sport de parvenir au même résultat.

LLM / radio Métropole Haïti 

Publicité

Poursuite de la grève à Codevi

0

La paralysie des activités au Parc de Codevi se poursuit en dépit des annonces du gouvernement haïtien.

Le ministre du commerce et de l’industrie, M. James Monazard, considère que le problème avait été résolu et qu’un accord avait été trouvé entre les parties. Il avait notamment expliqué que le gouvernement s’est engagé à ne plus percevoir les taxes sur les ouvriers. 

Il s’agissait de la principale revendication des ouvriers arguant de la précarité de leur salaire.  

Les ministères de l’intérieur et des collectivités territoriales, des affaires sociales et du travail et du commerce et de l’industrie avaient de manière célère eu des séances de travail avec la direction de l’entreprise et les syndicats des ouvriers autour du dossier. Le gouvernement a voulu résoudre le problème rapidement afin de protéger les 18 000 emplois dans cette zone franche. Ce secteur, déjà sous forte pression en raison des incertitudes sur le renouvellement des lois Hope et Help, bénéficie d’une attention particulière du gouvernement. 

Le parc Codevi représente plus de trois quart des emplois encore disponibles dans le secteur en Haïti. Pour le ministre Monazard la résolution rapide du problème peut servir de message positif aux éventuels futurs investisseurs étrangers.

Les ouvriers réclament des garanties 

Toutefois les ouvriers refusent de reprendre le travail indiquant être dans l’attente d’une décision formelle et légale de l’exécutif.

 Le leader syndical, M. Fignolé Saint Cyr, croit que c’est la méfiance envers les autorités gouvernementales qui justifie la décision des ouvriers.

Il insiste sur la nécessité de trouver une solution gagnant – gagnant pour les parties.

Le leader syndical ne comprend pas le retard dans la conclusion d’un accord. Il soupçonne des dirigeants politiques de Ouanaminthe, d’oeuvrer à envenimer la situation. À son avis il s’agit d’une attitude malsaine mettant en garde contre les conséquences dramatiques, pour les ouvriers et leur proches, de nouvelles pertes d’emplois.

De plus les ouvriers exigent la publication de la loi ajustant le salaire minimum. Les dirigeants du secteur syndical assimilent la lenteur des autorités dans ce dossier comme un refus d’ajuster les salaires par rapport à l’inflation.

Discussions autour du salaire minimum

Les techniciens des divers ministères concernés planchent depuis plusieurs jours sur le rapport du conseil supérieur des salaires (CSS), revoyant à la hausse le salaire minimum, afin de déterminer les implications sur le plan macroéconomie.

Le ministre Monazard rappelle que l’État doit trouver l’équilibre entre un salaire décent et l’attractivité du pays pour les entrepreneurs.

l’État doit s’assurer que le salaire minimum puisse permettre aux ouvriers d’acquérir les biens et services nécessaires, dit il tout en tenant compte de la nécessité de garantir la pérennité des emplois disponibles.

Au cours des 4 dernières années la crise sécuritaire a fait perdre des milliers d’emplois au secteur du textile.

 Le ministre Monazard signale que le secteur de la sous-traitance représente plus de 90% des exportations du pays.

Le gouvernement et les leaders du secteur privé s’évertuent à poursuivre les efforts en vue de convaincre les autorités américaines de la nécessité de renouveler les lois Hope et Help.

LLM / radio Métropole Haiti

Publicité

Un économiste s’attend à un taux de croissance négatif

0

Le docteur en économie, M. Thomas Lalime prédit une huitième année de croissance négative pour le pays. Tenant compte des prévisions de taux de croissance de 0.3% du gouvernement, dans le budget 2025-2026, M. Lalime fait remarquer que les scénarios optimistes de la direction générale du budget ne sont concrétisées.

 Il considère qu’en réalité il y a toujours un écart important entre les prévisions et la réalité. À cet effet il s’attend à ce que le taux de croissance suive la même tendance des 7 années précédentes.

Depuis 2017 le taux de croissance est négatif, rappelle t-il expliquant qu’il s’agit concrètement de moins de richesses créées par rapport à l’année écoulée. Pendant ce temps les besoins, en hausse avec la croissance démographique, pourraient s’aggraver avec la déportation de plusieurs milliers de migrants par divers pays.

C’est la première fois que l’économie haïtienne est confrontée à une si longue période de croissance négative. La précédente était la conséquence du coup d’État et de l’embargo de 1990. Ce n’est qu’en 2008 que le pays avait pu revenir au taux de croissance d’avant le coup d’État.

En ce qui a trait à la situation actuelle, le docteur Lalime prévient qu’il faudra dix ans de croissance positive pour revenir au niveau de 2017.

Les pertes provoquées par les gangs sont énormes

De l’avis de M. Lalime les destructions causées par les gangs sur l’ensemble du territoire sont pires que celles du séisme du 12 janvier 2010. La cruauté est d’autant plus gratuite que les criminels ont pillé et incendié les résidences et les infrastructures se trouvant dans leur environnement immédiat. C’est du jamais vu, dit-il s’interrogeant sur un agenda caché, exécuté par les terroristes.

L’économiste préconise la mise en place de programmes spécifiques pour recapitaliser les familles et les entreprises.

La mobilisation de ressources pour la recapitalisation des familles et entreprises doit s’inscrire dans le cadre d’un effort pour sortir du cycle infernal de la croissance négative.

Le docteur Lalime note que les divers programmes d’assistance réalisés par le gouvernement successifs n’ont pas réellement permis de créer la richesse. À son avis la corruption peut être l’un des facteurs de l’échec. Des fonds sont détournés et ne sont pas réellement acheminés aux membres de couches défavorisés.

Une enveloppe budgétaire en hausse

Le budget de 345 milliards de gourdes est en hausse de 6.8% par rapport au précédent. Au cours de l’exercice fiscal précédent les autorités gouvernementales avaient dû adopter deux autres budgets rectificatifs. Il s’agisstauxde prendre en compte de nouveaux paramètres pendant l’exécution du budget.

En outre les autorités fiscales anticipent une inflation à 23.4%. Actuellement l’inflation est supérieure à 30%. La pression fiscale sera en baisse, soit 4.3% et le gouvernement n’envisage pas de financement monétaire. Plusieurs économistes voient cet aspect comme positif parce qu’il est étroitement lié à d’autres paramètres tel une dépréciation du taux de change de la gourde par rapport au dollar américain.

Les grandes priorités du budget n’ont guère évolué par rapport au budget 2024-2025.

Le rétablissement de la sécurité publique et nationale est considéré comme un facteur de production par les autorités fiscales. En outre l’organisation des élections et le rétablissement de la légitimité démocratique, le relèvement économique, la restauration de l’État de droit et la sécurité alimentaire figurent parmi les principales priorités du budget.

LLM / radio Métropole Haiti

Publicité