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Enquête après la plus grande saisie de drogue

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Les autorités policières haïtiennes annoncent une vaste enquête en vue de faire la lumière sur le trafic de la drogue et les différents cartels impliqués dans le transit des stupéfiants en Haïti. Plus de 1 000 kilogrammes de cocaïne ont été saisis à l’île de la Tortue ( Nord ouest) le dimanche 13 juillet 2025. 

Le porte parole de la Police, le commissaire Michael Ange Louis Jeune, soutient que les experts évaluent la cargaison à plus de 250 millions de dollars américains. C’est la première fois que la Police haïtienne parvient à intercepter une si grande quantité de produits illicites. Le commissaire Louis Jeune a indiqué que l’opération, réalisée par les unités spécialisées notamment Unité Départementale de Maintien de l’ordre (Udmo), la Brigade de Lutte conte le traffic des Stupéfiants (BLTS) et les Gardes Côtes, était toujours en cours ce lundi 14 juillet 2025.

Hier les forces de l’ordre avaient été dépêchées sur l’île septentrionale d’Haïti afin de faire échec à l’opération des trafiquants de drogue. Les services de renseignement avaient alerté le chef de la Police sur les comportements des trafiquants à bord de plusieurs chaloupes. 

Les unités d’élites de la PNH ont pu saisir les stupéfiants ainsi qu’une des chaloupes utilisés par les malfrats. Les premières informations font état de plusieurs bandits tués. Toutefois le commissaire Louis Jeune s’est gardé de confirmer ces infos annonçant un nouveau bilan partiel au cours de la journée. Il a néanmoins confirmé la mort d’un jamaïcain et la blessure d’un bahameén. Le porte parole de la police a précisé que les affrontements ont eu lieu lorsque les bandits ont fait feu sur les policiers exprimant ainsi leur refus d’obtempérer. 959 sachets contenant 1045 kilogrammes de cocaine ont été saisis.

Une grande investigation sera diligentée

Le commissaire Louis Jeune annonce que les enquêteurs de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) devront collecter les indices afin de mettre en lumière les connexions entre les trafiquants de drogue haïtiens et Jamaïcains. Il note que les trois telephones saisies peuvent aider à traquer les complices des trafiquants. Il s’agit de criminalité transnationale, insiste t-il faisant valoir que ces réseaux sont impliqués également dans le trafic des armes et le blanchiment des avoirs.

Le porte parole de la police attire l’attention sur les liens étroits entre les cartels de drogue jamaïcains et les gangs haïtiens. Il assure que les gangs haïtiens ont pu intensifier leur emprise sur plusieurs régions grâce aux cartels de drogue étrangers. À son avis ce support extraordinaire permet aux gangs de s’approvisionner en armes de gros calibre et munitions compliquant ainsi la tâche de la police.

Le trafic de la drogue, préoccupation des autorités gouvernementales 

Ce dossier de trafic de la drogue et des armes avait été évoqué la semaine écoulée par le coordonnateur général du Conseil Présidentiel de Transition (CPT). M. Fritz Alphonse Jean avait fait valoir qu’il s’agit d’un aspect important de l’insécurité. Il avait révélé que des dollars transférés à des institutions financières à Port-au-Prince s’étaient retrouvés en Colombie. Le blanchiment des avoirs est l’une des principales préoccupations du CPT. M. Jean soutient qu’Haiti doit se conformer aux normes de la finance afin d’échapper aux sanctions du GAFI. En outre les restrictions sur la livraison de dollars à la BRH ont un impact négatif sur le taux de change de la gourde par rapport au dollar.

M. Jean juge que de nouvelles dispositions, telle la centrale des bilans, sous tutelle du ministère des Finances et de la banque centrale, permettra d’assainir les transactions financières.

LLM / radio Métropole Haïti 

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M. Fritz Jean affirme avoir lancé la réforme de l’État 

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Le coordonnateur du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), M. Fritz Alphonse Jean, indique que la réorganisation de l’État est l’une de ses principales préoccupations. La démarche est indispensable pour changer l’image du pays sur le plan international et regagner la confiance de la population. M. Jean se dit déterminé et promet de laisser son empreinte dans la restructuration de l’appareil étatique.

La fiabilité des documents d’identité et la corruption sont des thèmes récurrents évoqués par les représentants de la communauté internationale lors des discussions avec les autorités haïtiennes. Conscient de la faillite de l’État, M. Jean plaide pour l’implication des divers secteurs pour changer de paradigme.

Il se réjouit qu’un premier pas ait été franchi le 1 er juillet 2025 avec l’interconnexion de la Direction Générale des Impôts (DGI) et de l’administration Générale des Douanes (AGD). Les taxes collectées par la Douane sont automatiquement transmises à la DGI, explique M. Jean faisant valoir que cet outil élimine de nombreux cas de fraude.

De plus un nouveau centre d’appel sera opérationnel en vue de collecter les dénonciations de cas de fraudes au sein de la DGI, des douanes et du service d’immigration.

Création prochaine de la centrale des bilans

Le coordonnateur du CPT promet l’interconnexion à brève échéance du Ministère l’économie et des finances et de la Direction Générale des Impôts et l’Administrarion générale des Douanes.

 Ceci permettra la mise en place de la centrale des bilans. Les documents collectés sur ce réseau seront indispensables pour les transactions économiques et financières. Aucun entrepreneur ne pourra obtenir un crédit sans la vérification des données de la centrale des bilans.

 A moyen terme le gouvernement envisage de permettre à des experts du secteur de la finance d’avoir accès à ces données.

M. Jean insiste sur la nécessité d’assainir le secteur de la finance afin d’éviter les sanctions du GAFI qui entraîneront une mise en quarantaine des banques commerciales haïtiennes. 

Rétablir la confiance des opérateurs internationaux

Le conseiller président atteste que ces réformes permettront de restaurer la confiance des acteurs internationaux. C’est la méfiance qui est à la base de la rareté de dollars et de la hausse du taux de change. M

 Jean révèle que le blanchiment d’argent est l’un des facteurs de la rareté de devise. 

Les institutions financières internationales ont été étonnées de l’évaporation de plus de 150 millions de dollars américains en un mois. C’est inexplicable pour une petite économie de 20 milliards de dollars comme Haïti.

Des dollars transmis à des institutions financières haïtiennes ont été retrouvés en Colombie ou en Jamaïque, dit il donnant la garantie que l’assainissement du système financier et la transparence dans les transactions permettront de résoudre le problème.

Des gangs haïtiens sont connectés à des réseaux criminels colombiens et jamaïcains impliqués dans le trafic de la drogue et d’organes.

Des réformes dans d’autres secteurs prioritaires 

Le gouvernement entend mettre en place un serveur central pour le système judiciaire. Cette disposition est indispensable pour garantir la fiabilité des documents d’identité. Le serveur doit collecter toutes les informations sur les délits et les crimes enregistrés sur le terriotire.

Nous sommes dans une nouvelle ère, a martelé M. Jean rappelant les concepts clés tels transparence, efficacité et innovation.

Il fait état également des réformes indispensables dans le secteur de l’aéronautique évoquant les nouveaux matériels et la réalisation de travaux visant à doter les infrastructures aéroportuaires d’équipements de standard international.

LLM / radio Métropole Haïti 

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L’ONU veut appuyer la mission multinationale 

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German Foreign Minister Heiko Maas (C) speaks at a UN Security Council meeting at United Nations headquarters in New York on February 26, 2020. (Photo by Johannes EISELE / AFP)

Un bureau des Nations-Unies d’appui à la mission multinationale d’appui à la sécurité est dans les pipelines. Lors de la réunion du conseil de sécurité des Nations Unies, la semaine écoulée, les haut fonctionnaires de l’ONU et les représentants des pays membres ont émis des positions favorables à un bureau d’appui de l’ONU.

Le Sous-Secrétaire général pour l’Europe, l’Asie centrale et les Amériques, M. Miroslav Jenča, avait tiré la sonnette d’alarme affirmant que la situation sécuritaire en Haïti continue de placer le pays et ses habitants au bord de l’abîme. Outre M. Miroslav Jenča, Mme Ghada Fathy Wali, Directrice exécutive de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), et des membres du Conseil de sécurité et les pays de la région ont souligné l’urgence de renforcer tant le mandat du BINUH que les leviers d’opérationnalisation de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS).

Selon les statistiques de l’ONU depuis le début de l’année, plus de 4 000 homicides, frappant femmes et enfants, ont été enregistrés. Les deux hauts responsables onusiens ont attiré l’attention sur le fait que la violence provoquait toujours plus de déplacements massifs de population. 

Pour le Sous-secrétaire général, il faut agir maintenant, « en ce moment critique », pour maximiser les options qui s’offrent à la communauté internationale afin d’empêcher un effondrement total de la présence de l’État en Haïti. 

 Kenya et Haïti favorables au renforcement du Binuh

La proposition est accueille favorablement par le Kenya qui assure le commandement de la MMAS.

 Le représentant du Kenya avait insisté sur la nécessité pour que le Conseil adresse le problème du sous-financement, le fonds spécial mis en place pour la doter en ressources financières, matériels et humaines accusant un déficit de 52 millions de dollars. 

Il a fait valoir que la mission, qui fonctionne avec moins de 30% de ses capacités a tout de enregistré ces derniers moins de réels succès en matière de sécurisation d’établissements publics.

Le représentant d’Haïti a également apporté son appui au projet. Il a souhaité notamment que la composante DDR (désarmement, démobilisation et réintégration) du BINUH soit tout particulièrement renforcée. De plus évoquant le régime de sanctions du Conseil, il a assuré que le gouvernement haïtien attend le soutien ferme d’un BINUH plus fort, permettant une meilleure appropriation de ce régime par la justice haïtienne.

Il juge qu’un bureau de l’ONU est de nature à aider à l’amélioration du contrôle des frontières pour y limiter l’arrivée des armes et des munitions qui alimentent les gangs.

Les membres du conseil de sécurité restent préoccupés par la crise

Les représentants des autres pays dans leur intervention ont abondé dans le même sens.

La France, le Royaume-Uni et les A3+ (Algérie, Sierra Leone, Somalie et Guyana) par la voix du Guyana ont plaidé pour une implication plus importante et mieux coordonnée des Nations Unies afin d’ aider à rétablir la sécurité en Haïti. Ces pays recommandent un élargissement de la liste des sanctions à des gangs que les États-Unis considèrent déjà comme des groupes terroristes, pour une application stricte de l’embargo sur les armes et pour un soutien accru aux autorités et forces de sécurité haïtiennes.  

LLM / radio Métropole Haïti 

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Claude Joseph dénonce une parodie de justice, théâtre de disgrace 

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L’ex Premier Ministre haïtien, M. Claude Joseph, en fonction lors de l’assassinat du président Jovenel Moïse, le 7 juillet 2021, ne décolère pas contre les autorités judiciaires haïtiennes qui peinent à rendre justice à la famille du président assassiné. 

Il qualifie le processus judiciaire de théâtre de disgrace regrettant que les juges soient otages des tenants du système. Pour lui ce système de prédation qui capture, l’État, est uniquement bénéfique aux oligopoles. À ses yeux l’ordonnance du juge instructeur vise à récompenser les assassins et à punir les proches du président assassiné. C’est une ordonnance de la honte et bancale qui vise à récompenser les assassins, regrette M. Joseph considérant que le juge instructeur a raté son rendez vous avec l’histoire.

Les enquêtes haïtiennes visent les proches du président Moïse 

Il attire l’attention sur les divergences d’approches entre les systèmes judiciaires haïtien et américain. Tandis que les juges américains ordonnent des réparations pour la veuve de M. Moïse, les juges haïtiens s’évertuent à poursuivre Mme Martine Moïse, note M. Joseph dénonçant les multiples convocations des proches du président assassiné. Même s’il condamne cette démarche l’ex Premier Ministre, dit être toujours prêt à répondre aux convocations des juges.

Interrogé sur sa responsabilité, M. Joseph fait valoir qu’en tant que chef du Conseil Supérieur de la Police Nationale ( CSPN) il n’avait pas la responsabilité directe de la sécurité du président. Le docteur Joseph souligne que la sécurité du chef de l’État dépend de la structure mise en place par la Présidence. C’est le chef de l’État qui a le contrôle de ces entités. 

En ce qui a trait à l’incapacité des services de renseignement à s’informer du plan macabre, M. Joseph fait remarquer que les assassins et leur financeurs avaient investis des sommes colossales pour concrétiser pour parvenir à leur fin.

M. Joseph prône une investigation plus dynamique 

Le dirigeant politique croit que les autorités judiciaires devraient orienter leurs investigations vers les personnes notamment des entrepreneurs qui avaient menacé le chef de l’État.

Il estime que les investigateurs judiciaires devraient s’atteler à faire la lumière sur certaines transactions financières douteuses réalisées par des entreprises.

Une fois de plus il accuse des entrepreneurs d’être en lien avec le magnicide. Même s’il ne dispose pas de preuves de leur culpabilité il juge important que les enquêteurs orientent leur investigations vers ces personnalités. Il faut explorer ces pistes, martèle t-il.

Le verdict populaire est connu

4 ans après le crime odieux l’enquête piétine.Toutefois l’ex Premier ministre assure que la population a déjà tiré les conclusions et identifié des coupables. Il est du même avis considérant que le président s’était fait des ennemis en mettant fin à certains contrats dans des secteurs tels l’énergie et la construction .

Par ailleurs il dénonce une campagne visant à assassiner la mémoire du président Jovenel Moïse. A son avis les poursuites judiciaires contre ses proches s’inscrivent dans cette démarche, orchestrée par ceux qui avaient assassiné son caractère avant de le tuer de manière macabre.

Tenant compte de l’incapacité du système judiciaire haïtien à réaliser l’enquête, l’ex Premier Ministre recommande la création d’un tribunal pénal international. 

LLM / radio Métropole Haïti 

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Les gangs instaurent un blocus contre La Gonâve

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Les habitants de l’île de La Gonave en général et les commerçants en particulier sont dans la consternation en raison du blocus imposé par les gangs armés. Les pirates volent les moteurs des navires et les marchandises ou détournent les navires de manière systématique. De nombreux cas ont été rapportés au cours des derniers mois sur les divers circuits entre l’île et la grande terre.

Les chefs de gangs exigent des rançons faramineux pour rendre les navires. Dans le dernier cas en date l’armateur n’avait pas, jusqu’à hier, pu récupérer son navire en dépit du versement de rançon de plus de 75 000 dollars. De nombreux armateurs sont décapitalisés et plusieurs marins ont été blessés. Ceci impacte considérablement la situation économique des habitants. 

En raison des rançons exigés par les gangs, les prix du transport ont augmenté de manière exponentielle. De plus les prix de produits de premières nécessités ont enregistré une hausse vertigineuse.

Paralysie du trafic maritime 

Les capitaines des navires et les marins sont contraints de suspendre leur opérations. Ceci aura de lourdes conséquences sur les gonaviens, prévient le pasteur Lamour Boursiquot. C’est par la mer que le carburant, les médicaments et les provisions alimentaires sont acheminés sur l’île. Un arrêt du trafic maritime est synonyme d’asphyxie pour les gonaviens. Les habitants de la Gonave s’approvisionnent à Saint Marc, Arcahaie et Léogane et d’autres villes côtières. L’île ne peut être autosuffisante, précise le pasteur Lamour rappelant que l’île n’est même pas autosuffisante en eau potable.

La Gonave devient une zone enclavée en raison du blocus des groupes terroristes.

Les gangs, maîtres de la mer

Toutefois les criminels n’ont pas de véritables repaires sur un l’île, confie le pasteur Lamour.

Ils disposent toutefois de positions d’où ils lancent des assauts contre les navires. 

Lex sénateur Patrice Dumont révèlent que les criminels lancent leur assaut à partir de trois rochers, Cressant, Trou sable et Ti Gonave.

Les pirates exercent un contrôle strict sur le littoral et la mer. Les échanges commerciaux ont lieu essentiellement à partir des ports dAnse à Galet et de Pointe à Raquette vers les villes côtières de Saint Marc, Montrouis, Arcahaie ( au nord), Léogane, Miragoane et Petit Goave ( au sud). Les 60 kilomètres entre Anse à Galet et Arcahaie ainsi que les 15 kilomètres entre Anse à Galet et Montrouis sont sous contrôle principalement des gangs de Village de Dieu et de Mariani.

Les bandits contrôlent la mer tandis que les forces de l’ordre et la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMSS) concentrent leurs actions dans le port de la capitale.

Passivité des autorités haïtiennes 

Lex sénateur Dumont s’insurge contre la nonchalance des autorités gouvernementales qui font peu de cas de l’insécurité. Il rappelle que les échanges commerciaux entre la Govave et la terre ferme se réalisent essentiellement par Léogane, Miragoane et Petit Goave au sud de la capitale.

Il critique le gouvernement et ne se fie pas à l’annonce de la mise en service de patrouilles maritimes.

Le coordonnateur du CPT, M. Fritz Alphonse Jean, avait annoncé récemment un renforcement des Gardes-côtes avec des navires offerts en don par les Etats Unis.

LLM / radio Métropole Haïti 

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Les forces de l’ordre déterminées à chasser les terroristes de Mirebalais 

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Les forces de l’ordre ont réalisé hier, jeudi 19 juin 2025, une nouvelle offensive, cette fois-ci fructueuse, en vue de reconquérir Mirebalais et Saut d’eau. Les affrontements avec les terroristes ont eu lieu à Carrefour Péligre. Il s’agit d’un axe routier stratégique reliant Mirebalais à Lascahobas.

Les policiers des unités spécialisées, notamment Utag et Groupe d’intervention de la PNH (GIPNH), ont pourchassé les malfrats. Plusieurs bandits ont été mortellement blessés, rapportent les autorités policières.

Nouvelle stratégie des forces de l’ordre 

Cet assaut est réalisé quatre jours après l’échec d’une première tentative. Les forces de l’ordre avaient, le 17 juin 2025, essuyé un revers avec la destruction d’un blindé par les criminels. Se sentant confortables après cette victoire les criminels ne s’attendaient pas à une nouvelle offensive des unités spécialisées.

Les autorités policières locales affichent une ferme détermination à reprendre le contrôle de Mirebalais et Saut d’eau.

Le nouveau directeur départemental de la PNH, M.McKenzie Jacques, donne la garantie que les forces de l’ordre reprendront la ville arguant que les bandits n’ont que deux options fuir ou mourir lors des affrontements.

Les autorités policières annoncent la poursuite des opérations ce week end. Dans un message à la population les autorités ont laissé entendre que leur objectif est de démanteler tous les foyers de violence. Elles n’entendent accorder aucun répit aux criminels qui terrorisent la population.

Hier soir, à Hinche, le directeur départemental et les responsables des unités déployées sur place ont eu une nouvelle séance de travail sur la stratégie pour mettre les criminels en déroute. Les forces de l’ordre veulent reprendre le contrôle des zones stratégiques de Mirebalais. Le directeur départemental donne l’assurance que les bandits seront rapidement chassés du bas plateau central, promettant ainsi le retour, dans le meilleur délai, des déplacés de Mirebalais et Saut d’eau.

Les groupes d’autodéfense en appui 

Les éléments des groupes d’autodéfense ont apporté leur support à cette opération. Un support logistique indispensable aux unités spécialisées. En effet les criminels avaient construit un mur sur la voie principale vers Carrefour Péligre pour empêcher l’arrivée des forces de l’ordre. Les groupes d’autodéfense ont joué leur partition en démantelant les énormes barricades.

La centrale de Péligre sous contrôle des protestataires

Entre temps de nombreux citoyens maintiennent la pression sur le gouvernement à la centrale hydroélectrique de Péligre. Les protestataires ont endommagé au moins 5 pylônes de haute tension. Certains pylônes de support sont indispensables pour le transport de l’énergie électrique vers la région métropolitaine de Port-au-Prince. Les habitants sont mécontents de la passivité des forces de l’ordre qui n’avaient jamais lancé de véritables opérations pour chasser les terroristes. De plus ils dénoncent la nonchalance des agents et des autorités, à leurs yeux, responsables de la destruction d’un blindé. Cet engin avait été acquis avec des fonds collectés par la société civile.

Si certains citoyens saluent le début de l’opération, d’autres restent perplexes redoutant un retour au laxisme. Les citoyens ne décolèrent pas continuant à paralyser le fonctionnement de la centrale de Péligre.

Trois mois après l’invasion des criminels de Canaan, la quasi-totalité de la population de Mirebalais et de Saut d’eau sont réfugiés dans les champs ou chez des proches dans les villes limitrophes. 

LLM / radio Métropole Haïti 

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Gel des comptes bancaires de personnalités sanctionnées par l’ONU, enquêtes ouvertes

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Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Frantz Monclair, a annoncé mardi le gel des comptes bancaires de plusieurs personnalités haïtiennes visées par des sanctions des Nations unies, une mesure prise dans le cadre de la lutte contre le soutien aux gangs armés et au financement du terrorisme dans le pays.

Cette décision, formalisée par un acte d’huissier en date du 2 juin 2025, intervient près d’un mois après une directive émise le 12 mai par le ministre de la Justice, Me Patrick Pélissier, ordonnant des actions concrètes contre les individus sanctionnés. Selon Me Monclair, les banques haïtiennes ont été saisies pour bloquer les avoirs des personnes concernées, parmi lesquelles figurent six chefs de gangs et l’ancien député Prophane Victor.

Dans une déclaration lors d’un point de presse, le commissaire a également révélé que des enquêtes judiciaires ont été ouvertes pour approfondir les investigations sur ces personnalités et identifier leurs éventuels complices. Il a précisé avoir sollicité l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) et l’Unité centrale de renseignements financiers (UCREF) pour mener des investigations minutieuses sur les réseaux financiers liés à ces individus.

Me Monclair a par ailleurs appelé les autorités internationales à transmettre les dossiers des personnes sanctionnées résidant à l’étranger, afin de renforcer la coopération judiciaire. Cette mesure marque une nouvelle étape dans les efforts des autorités haïtiennes pour répondre aux pressions internationales et restaurer l’État de droit dans le pays.

Marvens Pierre

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Le secrétaire général de l’OEA, Albert Ramdin, propose un dialogue avec les gangs pour stabiliser le pays

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Le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin, a suggéré, dans une interview récente, la possibilité d’initier un dialogue avec les groupes criminels contrôlant environ 90% de Port-au-Prince, dans le but de stabiliser Haïti, confrontée à une crise sécuritaire et humanitaire sans précédent.

Dans une déclaration rapportée par le média LatAmAdvisor, M. Ramdin a reconnu la nature controversée de cette approche, mais a insisté sur son intégration dans une stratégie plus large visant à restaurer la sécurité et l’ordre constitutionnel. « Il faut ramener les gangs à la normale », a-t-il affirmé, n’excluant pas des discussions directes ou par l’intermédiaire de représentants.

Le diplomate surinamien, en poste depuis le 26 mai 2025, a rencontré lundi le conseiller-président du Conseil présidentiel de transition haïtien (CPT), Laurent Saint-Cyr, en marge de la Conférence des Nations Unies sur l’Océan à Nice. Les discussions ont porté sur la crise haïtienne et l’engagement du CPT à rétablir l’ordre constitutionnel avec le soutien de l’OEA.

M. Ramdin a souligné la nécessité d’une coordination renforcée avec les partenaires régionaux, notamment la CARICOM, et les Nations Unies, à travers la relance du Groupe des amis d’Haïti. Cette plateforme vise à mieux organiser l’aide internationale pour répondre aux défis sécuritaires et soutenir les réformes de gouvernance. Il a également exprimé son inquiétude face à l’échéance du mandat du CPT, prévue pour février 2026, appelant à des actions urgentes pour éviter un vide institutionnel.

Cependant, cette proposition de dialogue avec les gangs a suscité des réactions mitigées. Leslie Voltaire, membre du CPT, a fermement rejeté l’idée de négocier avec « des terroristes », rappelant les pertes quotidiennes subies par les forces de l’ordre haïtiennes.

Haïti traverse une crise profonde, marquée par l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021 et l’emprise croissante des gangs armés. La Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS), autorisée par l’ONU et dirigée par le Kenya, a déployé ses premiers contingents en juin et juillet 2024 pour soutenir la Police nationale haïtienne (PNH), mais les violences persistent.

M. Ramdin, fort de son expérience en tant que secrétaire général adjoint de l’OEA (2005-2015) et président du groupe de travail sur Haïti, a réaffirmé l’engagement de l’OEA à mobiliser un soutien régional pour une solution durable à la crise.

Marvens Pierre

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Des spécialistes exhortent les autorités à reprendre le contrôle du territoire

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Des experts appellent les autorités gouvernementales haïtiennes à adopter des mesures urgentes en vue d’obtenir la levée de l’interdiction d’entrée imposée aux ressortissants haïtiens sur le territoire américain.
Ces restrictions sont liées à des préoccupations de sécurité intérieure des États-Unis, rappellent les spécialistes en sécurité publique, M. Réginald Delva et M. Pierre Antoine Louis.

L’ancien ministre de l’Intérieur, M. Delva, insiste sur la nécessité pour le gouvernement haïtien de prouver qu’il exerce un contrôle effectif sur le territoire national. Il rappelle qu’en 2018, les autorités haïtiennes avaient collaboré avec les États-Unis en fournissant des preuves de leur efficacité en matière de sécurité. Le gouvernement de l’époque avait notamment transmis des informations sur des fugitifs américains présents en Haïti.
Selon M. Delva, ces éléments avaient contribué à restaurer une certaine confiance de l’administration américaine. À cette époque, le travail du directeur de la police judiciaire, aujourd’hui directeur général de la PNH, avait été salué par le Département d’État.

Pour M. Delva, disposer de données fiables et sécurisées sur l’identité des citoyens est essentiel à la sécurité nationale. Il rapporte qu’en 2019, la fille du vice-président américain avait été menacée par un ressortissant haïtien. L’État haïtien ne disposait d’aucune information sur le numéro de téléphone de l’individu, mais les services secrets américains avaient finalement réussi à le localiser à Léogâne.

Un contrôle rigoureux de l’identité exigé

M. Pierre Antoine Louis, également juriste, partage cet avis concernant la gestion des documents d’identité. Il préconise un contrôle strict par les institutions étatiques chargées de leur production. Il dénonce la corruption qui permet d’obtenir tout type de document, y compris son propre acte de décès. Selon lui, les autorités américaines sont bien informées de ces dérives dans un domaine aussi sensible.

Il estime cependant que la situation n’est pas totalement désespérée, soulignant que les forces de sécurité haïtiennes ont, à plusieurs reprises, arrêté des membres de gangs s’apprêtant à se rendre aux États-Unis.
M. Louis déplore que les Haïtiens soient touchés par les restrictions sur les visas, en faisant valoir que les migrants illégaux haïtiens ne représentent pas une véritable menace pour la sécurité américaine. Il souligne qu’aucun ressortissant haïtien n’a été impliqué dans des actes terroristes, et rappelle que les ouvriers haïtiens contribuent largement à divers secteurs de l’économie américaine.

Le juriste presse les autorités haïtiennes d’engager des négociations diplomatiques autour de ce dossier. Ces discussions devraient être l’occasion de présenter des documents appuyés par des statistiques démontrant les réformes mises en œuvre pour renforcer l’efficacité de l’appareil étatique.

Par ailleurs, il estime que le gouvernement haïtien devrait demander une exemption des restrictions pour les entrepreneurs haïtiens impliqués dans l’importation de biens en provenance des États-Unis.
Pour M. Louis, la priorité pour les autorités haïtiennes reste la restauration du climat sécuritaire par le démantèlement des gangs. À cette fin, il recommande l’intensification des opérations contre leurs repaires.

LLM / Radio Métropole Haïti

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Le CPT exprime ses réserves après l’annonce de nouvelles restrictions d’entrée américaines

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Le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) a exprimé ses préoccupations face aux nouvelles restrictions d’entrée sur le territoire américain visant les ressortissants de plusieurs pays, dont Haïti, et qui entrent en vigueur ce lundi 9 juin. Ces mesures ont été annoncées par les autorités américaines, invoquant des impératifs de sécurité nationale.

Dans un communiqué publié depuis ce 9 juin mais daté du 5 juin 2025, le CPT reconnaît le droit souverain des États-Unis de protéger leurs frontières, tout en mettant en garde contre les effets potentiellement indiscriminés de cette décision sur l’ensemble des citoyens haïtiens. Il estime que ces restrictions pourraient fragiliser les liens humains et économiques historiques entre les deux nations.

Le Conseil a profité de cette occasion pour réaffirmer son engagement à renforcer la sécurité frontalière du pays, ainsi que son système d’identification nationale. Le gouvernement haïtien cible également l’amélioration de l’appareil judiciaire et la surveillance des transactions financières.

Alors que le pays est confronté à une lutte intense contre des groupes armés soutenus par des réseaux criminels transnationaux, les autorités haïtiennes réitèrent leur volonté de coopération avec Washington. Le CPT appelle à une reprise du dialogue technique et bilatéral avec l’administration américaine, dans le but de faire retirer Haïti de cette liste de pays concernés par les restrictions.

Insistant sur les valeurs partagées de liberté, de prospérité et de dignité qui unissent les deux peuples, le gouvernement haïtien dit vouloir surmonter les obstacles actuels pour construire un avenir meilleur.

MP/ Métropole

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