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La FJKL rejette toute tentative de dialogue avec Lanmò San Jou

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Dans un rapport publié le 4 novembre 2026, la Fondasyon Je Klere (FJKL) rejette fermement toute tentative de dialogue avec le chef de gang Wilson Joseph, alias « Lanmò San Jou », après que ce dernier a adressé une lettre au Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. L’organisation de défense des droits humains qualifie cette démarche de manœuvre désespérée d’un groupe terroriste cherchant à se faire passer pour un acteur légitime. Elle appelle l’ONU à saisir cette opportunité pour renforcer la coopération militaire entre Haïti et El Salvador afin d’éradiquer définitivement l’impunité officielle.

Selon le document de la FJKL, la panique s’est emparée des chefs de gangs pour la première fois en dix ans à la suite de l’enlèvement, le 18 octobre 2026, de quatre militaires salvadoriens de la Force de Répression des Gangs (FRG) dans la plaine du Cul-de-Sac. En réaction, le président salvadorien Nayib Bukele a annoncé une opération de sauvetage et menacé de mettre un terme à la terreur des gangs si ses soldats n’étaient pas libérés vivants, déployant immédiatement des troupes et des équipements militaires. C’est la réputation de fermeté du président salvadorien dans son propre pays qui a poussé le groupement Viv Ansanm à réclamer soudainement un dialogue avec la communauté internationale.

La FJKL démontre de manière rigoureuse que Viv Ansanm, auquel appartient le gang des 400 Mawozo, ne peut en aucun cas être considéré comme un groupe armé non étatique respectueux du Droit International Humanitaire. L’organisation rappelle que ces criminels violent systématiquement tous les principes fondamentaux de la guerre, notamment la distinction, en attaquant de manière indiscriminée des civils, en incendiant des écoles, des hôpitaux, des églises et des milliers de logements.

Le rapport qualifie ainsi Viv Ansanm de groupe terroriste composé exclusivement de criminels responsables de massacres, d’assassinats, de viols et de crimes contre l’humanité. Face à cette situation, la FJKL formule des recommandations drastiques et invite le Comité contre le terrorisme de l’ONU à assister les gouvernements haïtien et salvadorien pour structurer un accord légal de coopération militaire et sécuritaire respectueux des droits humains. Elle souligne également que le principe de la compétence universelle permet de juger les auteurs des disparitions forcées des soldats salvadoriens directement au Salvador ou dans n’importe quel autre pays des Nations Unies. Enfin, la FJKL enjoint le gouvernement haïtien à rompre immédiatement le contrat léonin signé avec des mercenaires étrangers pour réinvestir ces fonds dans un programme de formation intensive de jeunes soldats haïtiens avec l’appui de l’armée salvadorienne.

MP/Métropole

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