Home Blog

Un an après l’Accord du 3 avril, un naufrage annoncé ?

0

Le 3 avril 2024 marquait l’adoption d’un accord censé tracer une sortie de crise pour Haïti. Un an plus tard, le constat est accablant. Loin d’un apaisement, le pays s’est enfoncé davantage dans le chaos. La violence des gangs, loin d’être jugulée, s’étend désormais bien au-delà des départements de l’Ouest et de l’Artibonite, plongeant des milliers de familles dans l’errance et le deuil.

L’objectif initial était clair : restaurer la sécurité, organiser un référendum constitutionnel, et préparer des élections afin que des élus soient installés dès le 7 février 2026. Pourtant, rien de tangible ne permet aujourd’hui de croire à la réalisation de cette feuille de route. Les affrontements ont provoqué plus d’un million de déplacés et des milliers de morts. Même l’intervention d’une force multinationale n’a pas permis d’inverser la tendance, cette dernière enregistrant déjà des pertes humaines.

Face à cet échec, le Conseil présidentiel de transition (CPT) se retrouve sous le feu des critiques. Non seulement la population manifeste pour son départ, mais même certaines structures qui ont contribué à son installation s’en détournent aujourd’hui. Organisations politiques, syndicales et patronales, comme l’ADIH, l’UNIR, le RNDDH ou encore la Force Louverturienne Réformiste, réclament une nouvelle gouvernance.

Avec six mois restant avant l’échéance de cette transition, la question se pose : le CPT a-t-il encore le temps d’inverser la tendance ou son mandat restera-t-il celui d’un échec annoncé ? Si l’adoption d’un budget est un premier pas, elle ne suffira pas à compenser une année d’inaction et de tergiversations. Haïti n’a plus le luxe d’attendre. Il y a urgence, mais encore faut-il une volonté politique capable de répondre aux attentes d’un peuple à bout de souffle, estiment certains acteurs politiques.

Publicité

Violences à Kenscoff et Thomassin, la population en fuite, l’État promet des milliards pour la sécurité

0

Une nouvelle vague de violences a secoué les localités de Kenscoff et Thomassin ce mardi, forçant de nombreux habitants à fuir leurs domiciles. Des riverains rapportent des dégâts matériels importants, bien que le bilan exact des affrontements reste incertain.

Fuyant les affrontements, plusieurs dizaines de personnes ont trouvé refuge sur la place Saint-Pierre, à Pétion-Ville, où elles ont dénoncé l’inaction des autorités face à la montée en puissance des groupes armés. « On ne peut plus vivre chez nous, on est livrés à nous-mêmes ! » s’indigne un déplacé, critiquant la lenteur des interventions sécuritaires.

Alors que la capitale et ses environs sont pris en étau par l’insécurité, le gouvernement haïtien affirme vouloir intensifier la lutte contre les gangs. Selon le projet de budget rectificatif 2024-2025, actuellement en discussion au Conseil des ministres, une enveloppe de 31 milliards de gourdes sera consacrée au renforcement des forces de l’ordre.

Dans ce plan, plus de 7 milliards de gourdes seront alloués à l’acquisition d’équipements stratégiques pour la Police nationale d’Haïti (PNH), tandis que 4,4 milliards de gourdes serviront à la modernisation et au déploiement des Forces armées d’Haïti.

Cependant, face à l’urgence, des citoyens appellent à une mobilisation collective pour contrer l’avancée des gangs. « Nous devons nous organiser, car l’État nous abandonne », martèle un manifestant à Pétion-Ville.

Malgré les annonces budgétaires du gouvernement, l’inquiétude demeure : ces investissements suffiront-ils à restaurer la paix dans un pays en proie à une insécurité croissante où les 27,750 km2 risquent d’être des territoires perdus ?

Publicité

Mirebalais attaquée, le chaos s’étend

0

La ville de Mirebalais, située dans le département du Centre, a été la cible d’une attaque violente menée par des bandits armés dans la nuit du dimanche 30 au lundi 31 mars 2025. Les assaillants ont pillé et incendié plusieurs maisons, plongeant les habitants dans la terreur. Des églises et des écoles n’ont pas été épargnées, aggravant encore le désespoir des résidents qui ont dû fuir en masse pour échapper à la violence. Dans la foulée de cette attaque, les membres du gang VIV ANSANM ont organisé une évasion massive à la prison civile de Mirebalais. Si plusieurs d’entre eux ont réussi à s’échapper, certains ont été abattus par la population locale, excédée par l’insécurité grandissante.

Après l’Ouest et l’Artibonite, c’est désormais le Centre qui semble tomber sous le contrôle des gangs. Cette expansion incontrôlée des groupes armés traduit l’échec des autorités à reprendre le contrôle du pays et à protéger la population. Le Conseil présidentiel de transition (CPT), mis en place il y a un an avec pour mission de restaurer la sécurité en 18 mois et d’organiser des élections d’ici le 7 février 2026, peine à obtenir des résultats concrets. Par ailleurs, la force multinationale, censée renforcer la lutte contre les gangs, se révèle inefficace. En neuf mois de présence, elle n’a produit aucun impact significatif, et au moins deux de ses membres ont déjà perdu la vie.

Face à cette situation chaotique, le constat est alarmant : Haïti est livré aux gangs armés, tandis que les autorités et la communauté internationale semblent incapables de freiner cette descente aux enfers. La population, livrée à elle-même, tente de survivre dans un climat de violence qui ne cesse de s’aggraver.

Marvens Pierre

Publicité

La sécurisation de l’aéroport : un défi énorme

0

Aéroport de Port-au-Prince-Toussaint Louverture
Statut des vols

Le périmètre de sécurité, indispensable pour la reprise des vols des compagnies aériennes américaines à l’aéroport international Toussaint Louverture, est encore loin de s’agrandir.

Au cours des dernières semaines, on a observé une nouvelle extension des gangs dans les zones de Tabarre et Clercine, proches de l’aéroport. Le week-end écoulé, le gang Kraché Difé, actif dans le quartier de Simon Pelé, a installé un poste de péage sur la route menant à la plus grande infrastructure aéroportuaire du pays.

La Federal Aviation Administration (FAA) exige qu’un périmètre de 8 kilomètres soit sécurisé afin de garantir des conditions optimales pour le décollage et l’atterrissage des avions. En effet, ces derniers peuvent être touchés par des projectiles lors de leur approche de la piste d’atterrissage. C’est dans ce contexte que deux avions avaient été ciblés par des tirs, entraînant la fermeture de l’aéroport.

Un journaliste de Radio Métropole a pu confirmer qu’aucune démolition de maisons n’a encore eu lieu dans la zone où ces tirs avaient été recensés. Cette zone, située à proximité de Cité Doudoune, demeure sous le contrôle des gangs armés. Pourtant, la démolition de ces habitations constitue une condition sine qua non pour garantir la sécurité aux abords de l’aéroport. À l’inverse, cette zone connaît une intensification des exactions commises par les gangs.

Poursuite des démolitions à Tabarre

Les autorités gouvernementales haïtiennes concentrent actuellement leurs efforts sur la commune de Tabarre. Selon l’agent exécutif intérimaire, M. Arsonval Alexandre, plus d’une centaine de maisons ont déjà été démolies, mais près d’une centaine d’autres restent à raser.

Si la priorité est donnée à la destruction des maisons à étages, d’autres constructions jugées menaçantes pour l’aéroport devront également être démolies. Toutefois, M. Alexandre estime que la seule élimination des constructions anarchiques ne suffira pas à sécuriser entièrement la zone.

Le directeur de l’Autorité Aéroportuaire Nationale (AAN), M. Yves Ducarmel François, est pleinement conscient de l’ampleur de la tâche. Le périmètre de sécurité doit s’étendre du rivage, près de la Marine Haïtienne, jusqu’aux abords du Morne Cabrit.

Au cours des derniers mois, les forces de l’ordre ont mené plusieurs opérations à Drouillard, Carrefour Vincent et dans une partie de Cité Doudoune.

L’interdiction de vol imposée par la FAA court jusqu’à septembre 2025. Toutefois, M. François se montre optimiste et assure qu’une reprise des vols pourrait être envisageable avant cette date, si toutes les conditions de sécurité sont réunies.

Depuis plusieurs mois, une commission travaille activement à la sécurisation de l’aéroport. Cette mission mobilise plusieurs entités gouvernementales, dont la Primature, l’AAN, les ministères des Finances et des Travaux publics, ainsi que la mairie de Tabarre.

LLM / Radio Métropole Haïti

Publicité

Le PAM alarmé par l’insécurité alimentaire aiguë en Haïti

0

La crise alimentaire s’est accentuée en Haïti au cours des derniers mois, rapporte le Programme Alimentaire Mondial (PAM).
Dans son dernier rapport, l’organisme du système des Nations unies tire la sonnette d’alarme sur la forte dégradation de la situation en Haïti, résultant de la violence des gangs.

Le PAM regrette que les fonds sollicités ne soient pas disponibles pour répondre à la crise humanitaire. Plus de 10 millions de dollars sont nécessaires pour nourrir plus de 1,3 million de personnes touchées par l’insécurité alimentaire aiguë.

Le niveau de famine s’est fortement aggravé depuis la crise sécuritaire, résultant des multiples offensives des gangs. Plus de la moitié de la population est confrontée à l’insécurité alimentaire aiguë, ce qui représente l’une des proportions les plus élevées au monde.

Le PAM redoute l’arrêt des programmes d’assistance alimentaire dans 28 pays. Haïti et le Venezuela sont les deux pays d’Amérique latine concernés par cette insuffisance criante de financement.

Le PAM informe que 94 millions de dollars américains sont nécessaires pour financer les opérations jusqu’en mai 2025. L’organisme apporte des repas chauds et des aides en espèces aux personnes déplacées. Ces programmes ne pourront continuer si des fonds supplémentaires ne sont pas mobilisés, préviennent les dirigeants de l’organisation.

Plus d’un million de personnes ont été déplacées, dont plus de 60 000 en un mois. La région métropolitaine de Port-au-Prince, avec plus de 100 sites d’hébergement, est la plus touchée.

Le ministre de la Solidarité a indiqué en début de semaine que l’implication de la société civile était indispensable face à ce défi. Les autorités haïtiennes ont mobilisé des fonds pour venir en aide aux déplacés internes, mais les ressources restent limitées.

Parmi les autres pays concernés par l’insuffisance des fonds figurent le Liban, le Soudan, la Syrie, l’Afghanistan, le Tchad, le Yémen, le Bangladesh, le Nigeria et l’Ukraine.

LLM / Radio Métropole Haïti

Publicité

MSF alerte sur une résurgence inquiétante du choléra

0

L’ONG Médecins Sans Frontières (MSF) a signalé une recrudescence alarmante du choléra dans la commune de Cité Soleil. Entre le 1er et le 20 mars, 209 cas ont été recensés, suscitant de vives inquiétudes face à la vulnérabilité extrême de la population locale. Selon MSF, cette résurgence est directement liée aux conditions de vie précaires qui touchent des milliers d’habitants de cette zone, marquée par un manque d’accès à l’eau potable, à l’assainissement et aux soins de santé.

Face à cette flambée, l’organisation humanitaire a renforcé son dispositif de prise en charge à l’hôpital de Drouillard. « Nous avons augmenté nos capacités d’accueil et de traitement pour répondre à l’urgence », a indiqué un représentant de MSF, appelant également à un soutien accru des autorités et des partenaires internationaux pour limiter la propagation de l’épidémie.

Par ailleurs, joint par téléphone, le Directeur général du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), Dr Gabriel Timothé, informe que le ministère travaille déjà en collaboration avec les responsables de MSF pour faire face à cette recrudescence. Toutefois, Dr Timothé souligne que le nombre de cas confirmés reste relativement faible par rapport à la flambée qu’avait connue le pays après le tremblement de terre du 12 janvier 2010.

Sachant que le choléra est une maladie hydrique qui se propage principalement par l’eau contaminée, sa transmission demeure une menace récurrente en Haïti. Ainsi, Dr Timothé appelle la population à respecter les règles d’hygiène, notamment le lavage des mains, afin de prévenir la maladie.

Marvens Pierre

Publicité

L’AGD dément les rumeurs de restrictions portuaires en Haïti

0



Dans une note parue le 25 mars 2025, l’Administration Générale des Douanes (AGD) a formellement démenti les rumeurs faisant état de restrictions sur les opérations portuaires en Haïti.

Signée par son directeur général, Julcene Édouard, cette communication officielle précise que tous les ports du pays restent ouverts au commerce extérieur et que les agents des douanes sont pleinement opérationnels. Cette mise au point intervient alors que de fausses informations circulaient sur une supposée interdiction de débarquement au port Lafito. L’AGD assure qu’aucune mesure de restriction n’a été adoptée en ce sens et que les activités portuaires se déroulent normalement.

Face à la propagation de ces rumeurs, l’Administration Générale des Douanes exhorte les acteurs du secteur portuaire à se référer uniquement aux communications officielles de l’institution afin d’éviter toute confusion. Elle réaffirme également son engagement à faciliter le commerce extérieur et à garantir la fluidité des opérations douanières à travers tout le pays, conclut la note.

Marvens Pierre

Publicité






Article précédentRisque de black-out prolongé dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince


Risque de black-out prolongé dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince

0

La crise énergétique s’aggrave en Haïti, notamment dans certains quartiers de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, où un black-out prolongé menace la population. Des actes de vandalisme perpétrés par des individus non identifiés contre les sous-stations électriques sont à l’origine de cette crises, selon Félix Pierre Michel de la Fédération des Syndicats des Travailleurs de l’Électricité d’Haïti (FESTRED’H). Ainsi, il lance un appel aux autorités concernant afin de prendre les décisions qui s’imposent pour éviter le chaos.

Depuis environ deux mois, la sous-station alimentant Carrefour-Feuilles, Martissant et plusieurs autres quartiers est hors service. Les techniciens de l’Électricité d’Haïti (Ed’H) se retrouvent dans l’incapacité d’intervenir en raison de l’insécurité persistante. « Les gangs n’arrêtent pas de tirer dans ces zones, ce qui empêche toute tentative de réparation », a déclaré Félix Pierre Michel, membre influent du syndicat des employés de l’Ed’H.

Sur les dix sous-stations qui alimentent la région métropolitaine, seulement quatre pourraient continuer à fonctionner, estime-t-il, pointant du doigt les difficultés croissantes du réseau électrique national. Face à cette situation critique, il appelle le ministre des Travaux Publics, Transports et Communications (TPTC) à agir rapidement, en collaboration avec les autres autorités compétentes, pour éviter l’effondrement total du système électrique.

Les employés de l’Ed’H sont également victimes de la montée de l’insécurité. « Les bandits ferment les bureaux et séquestrent les véhicules de l’institution », déplore M. Pierre Michel, lançant un cri d’alarme pour empêcher que d’autres sous-stations ne deviennent inopérantes.

Le problème de l’électricité en Haïti est une préoccupation majeure depuis plusieurs années. Dans les grandes villes, l’accès au courant reste extrêmement limité, souvent réduit à moins de six heures par jour. En province, la situation est encore plus critique : certaines villes passent plusieurs années sans aucun service de l’Ed’H, tandis que les zones rurales sont totalement privées d’électricité.

Marvens Pierre

Publicité

Un autre policier kenyan tué en Haïti alors la violence des gangs s’intensifie

0

La Mission Multinationale d’Appui à la Sécurité en Haïti (MMAS) est une fois de plus endeuillée. Un policier kenyan a été tué dans l’Artibonite par des membres du gang de Savien lors d’une opération menée par les forces de l’ordre, le mardi 25 mars 2025. L’attaque a également coûté la destruction de trois véhicules blindés incendiés par les assaillants.

Une vidéo choquante, devenue virale sur les réseaux sociaux, montre des membres du gang en train d’humilier le cadavre de l’officier kényan, soulevant une vague d’indignation. Ce drame marque la deuxième perte d’un soldat kényan en l’espace d’un mois, alors que la MMAS peine à rétablir la sécurité dans le pays.

Si la situation dans l’Artibonite semble hors de contrôle, l’Ouest du pays n’est pas en reste. Dans la commune de Kenscoff, les gangs ont refait surface en nombre important, selon des observateurs sur place. Plusieurs maisons ont été vandalisées, au moins trois personnes ont été tuées et plusieurs autres enlevées, révèle le maire de la Commune, Massillon Jean.

Face à cette escalade de la violence, les forces de l’ordre continuent de réclamer des moyens plus adaptés au combat contre ces groupes armés. Les responsables de la PNH demandent notamment des hélicoptères et des drones capables de larguer des charges explosives, afin de neutraliser ces gangs composés en grande partie de jeunes disposant toutefois d’armes de guerre.

Alors que la mission internationale est censée ramener un semblant de stabilité en Haïti, la situation semble empirer, laissant la population haïtienne dans une insécurité grandissante. Plus d’un continuent d’interroger le silence « complice » de la communauté internationale dans le chaos qui règne en Haïti.

Marvens Pierre

Publicité

Le CSPN en quête de solutions face à l’escalade des attaques de gangs

0

Le Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) s’est réuni lundi après une fusillade menée par des bandits à Delmas, causant au moins trois morts et une trentaine de blessés. Alors que des rumeurs font état de tensions entre le chef du gouvernement et le directeur de la Police, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et le Directeur général de la PNH, Rameau Normil, sont apparus ensemble sur des photos publiées sur le compte X de la Primature, échangeant sur l’utilisation des drones.

Si ces images laissent entrevoir une possible entente entre les deux hommes, le porte-parole de la Police, le commissaire Michel-Ange Louis-Jeune, a précisé qu’aucun de ces équipements n’a encore été remis au haut commandement de la PNH. Une situation qui rappelle celle des blindés promis par l’Ambassade américaine à Port-au-Prince, toujours en attente de livraison pour des raisons inconnues.

Si collaboration il y a entre ces responsables de la sécurité, elle pourrait être bénéfique pour une population en proie à la terreur des gangs depuis plusieurs années. Ces violences ont déjà causé des milliers de morts et plus d’un million de déplacés, notamment dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.

Par ailleurs, une task-force opérant dans la capitale sous les ordres directs du Premier ministre Fils Aimé utilise depuis quelques jours des drones explosifs contre les gangs. Bien que cette méthode inflige des pertes aux criminels, elle ne freine pas leur progression, en particulier à Delmas, où les attaques se multiplient. Depuis le début de 2025, plusieurs dizaines de morts y sont déjà recensées, notamment lors des récentes violences à Delmas 30, 19, 29 et Christ-Roi.

Marvens Pierre

Publicité