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Renforcement des liens entre Haïti et la BID 

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Les autorités haïtiennes ont obtenu de nouveaux fonds de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) dans le cadre d’un renforcement des liens de coopération. La BID affiche un réel optimisme en ce qui a trait à la relance de l’économie haïtienne. 

Le ministre de l’économie et des finances, M. Alfred Fils Metellus, assure que la visite de M.

 Ilan Goldfajn, en Haïti la semaine écoulée, a permis de consolider certains projets d’infrastructures.

Des séances de travail ont eu lieu entre le président de la BID et les 9 ministres des secteurs concernés par la coopération.

C’est le Nord, capitale de facto en raison de la terreur à Port-au-Prince, qui bénéficiera des principaux projets. Un projet en eau et assainissement à hauteur de 125 millions de dollars. De plus un second projet d’infrastructure permettra de rénover l’hôpital Justinien du Cap. Le président de la Bid a paraphé un avenant permettant une augmentation de 15 millions de dollars. Le projet est supérieure à 100 millions de dollars, explique le grand argentier de la République .

143 millions de dollars engagés par la BID 

La BID confirme son assistance à Haïti durant la période de transition. Plus de 143 millions sur 243 ont déjà été engagés et seront intégrés dans le budget 2025-2026.

Toutefois l’économiste Enomy Germain prévient que ceci ne constitue nullement un gage de transparence. Il souligne que les montants versés par la BID ne sont pas rapportés de le document des dépenses de fonctionnement et d’investissement de l’État.

L’appui aux entreprises est prioritaire

Le président de la BID exprime une réelle volonté d’encourager le secteur privé. Des séances de travail ont eu lieu avec des représentants des associations patronales en vue de mieux déterminer les mécanismes de support.

C’est dans ce contexte que le gouvernement envisage un appui direct aux entreprises. M. Metellus informe que plus de 2.3 milliards seront investis dans les infrastructures et la redynamisation du secteur privé. 

La démarche vise à aider à la recapitalisation de plusieurs entreprises en faillite en raison de la grave crise sécuritaire.

Selon une enquête de la Banque de la République d’Haïti (BRH), 90% des entreprises haïtiennes sont des micros, petites et moyennes entreprises.

Le gouvernement s’attend à ce que la BID augmente le financement aux entreprises. 

Les autorités pressent ainsi la BID à prendre plus de risque en supportant les entrepreneurs haïtiens par le biais de la BID Invest, en charge de l’achat des risques. 

Pour le ministre des finances c’est la meilleure formule pour la création massive d’emplois.

Le gouvernement espère que ce programme permettra de lancer des parcs sur le model du parc industriel de Caracol.

LLM / radio Métropole Haïti 

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Aucune embellie pour une reprise des activités à l’aéroport de Port-au-Prince 

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L'aéroport des Cayes (Sud)
L’aéroport des Cayes (Sud)

Depuis six mois l’aéroport international Toussaint Louverture de Port-au-Prince est fermé et les voyants sont toujours au rouge en ce qui a trait à l’aspect sécuritaire. Pire les conditions sécuritaires générales se sont détériorées depuis le début de 2025 avec l’extension des espaces sous contrôle des gangs dans plusieurs quartiers de la capitale et à Kenskof.

Les acteurs du secteur aéronautique sont préoccupés et pressent les autorités haïtiennes à trouver des solutions pour une reprise des activités des lignes aériennes à l’aéroport de la capitale. On n’aperçoit pas le bout du tunnel puisque plusieurs compagnies aériennes ont annoncé la cessation de leur activités en Haïti. De plus la Federal Aviation Administration (FAA) n’envisage une nouvelle évaluation de la situation en Haïti qu’en septembre 2025.

Les travaux de démolition des constructions anarchiques dans le périmètre sécuritaire de l’aéroport n’ont toujours pas atteint les standards internationaux. Le ministère des travaux publics, la mairie de Tabarre et les autres entités impliquées dans la task force, poursuivent les travaux.

Haiti doit rechercher l’expertise de l’OACI

De l’avis d’un ancien pilote de ligne américain, d’origine haïtienne, les autorités gouvernementales doivent solliciter l’aide de l’organisation des Nations Unies (ONU) et de l’organisation de l’aviation civile internationale (OACI) afin de répondre aux standards de sécurité aeraunautique. M. Frantz Malvoisin, retraité après 22 ans de carrière, soutient que la conformité aux normes de l’OACI permettra la levée des interdictions de la FAA. Il attire l’attention sur la gravité du problème sécuritaire. Il fait remarquer qu’en novembre 2024 si c’est le pilote qui  avait été touché par le projectile on serait dans une catastrophe. 

De plus il fait état de sa stupéfaction en voyant les tas de taudis dans le bidonville à proximité de l’infrastructure aéroportuaire.

En outre l’interdiction de la FAA implique l’impossibilité pour les compagnies aériennes d’obtenir les autorisations des compagnies d’assurance. 

L’aéroport du Cap pour faciliter le désenclavement  

Entre temps c’est l’aéroport du Cap Haïtien qui sert de hub de connexion entre Haïti et les autres pays. M. Malvoisin assure que des appareils de type Boeing 737  peuvent atterrir au Cap. Toutefois il dit ne pas comprendre l’attentisme dans ce secteur important.

Deux compagnies aériennes Caribbean Inter et Aruba Airlines envisagent de relier le Cap à la Jamaïque. Ceci devrait permettre à cour terme de briser l’isolement d’Haïti puisque ces compagnies répondent aux normes de la FAA.

Par ailleurs M. Malvoisin considère que cette crise offre une opportunité d’investissement dans ce secteur. Il attire notamment l’attention sur le marché de connexion entre Haïti et les pays de la Caraïbe.  C’est ce marché entre la caraïbe et les Etats Unis qui avait été ciblé par la compagnie American Eagle.

De plus les entrepreneurs peuvent investir dans les infrastructures aéroportuaires. La construction d’un nouvel aéroport pourrait permettre de désenclaver le pays.

 M. Malvoisin juge que 6 mois de paralysie des activités à l’aéroport de la capitale est long. En ce sens il presse les responsables de l’Ofnac et le gouvernement haïtien à oeuvrer en vue d’une reprise des liaisons aériennes avec les villes américaines.

LLM / radio Métropole Haïti 

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Aucune embellie pour une reprise des activités à l’aéroport de Port-au-Prince 

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L'aéroport des Cayes (Sud)
L’aéroport des Cayes (Sud)

Depuis six mois l’aéroport international Toussaint Louverture de Port-au-Prince est fermé et les voyants sont toujours au rouge en ce qui a trait à l’aspect sécuritaire. Pire les conditions sécuritaires générales se sont détériorées depuis le début de 2025 avec l’extension des espaces sous contrôle des gangs dans plusieurs quartiers de la capitale et à Kenskof.

Les acteurs du secteur aéronautique sont préoccupés et pressent les autorités haïtiennes à trouver des solutions pour une reprise des activités des lignes aériennes à l’aéroport de la capitale. On n’aperçoit pas le bout du tunnel puisque plusieurs compagnies aériennes ont annoncé la cessation de leur activités en Haïti. De plus la Federal Aviation Administration (FAA) n’envisage une nouvelle évaluation de la situation en Haïti qu’en septembre 2025.

Les travaux de démolition des constructions anarchiques dans le périmètre sécuritaire de l’aéroport n’ont toujours pas atteint les standards internationaux. Le ministère des travaux publics, la mairie de Tabarre et les autres entités impliquées dans la task force, poursuivent les travaux.

Haiti doit rechercher l’expertise de l’OACI

De l’avis d’un ancien pilote de ligne américain, d’origine haïtienne, les autorités gouvernementales doivent solliciter l’aide de l’organisation des Nations Unies (ONU) et de l’organisation de l’aviation civile internationale (OACI) afin de répondre aux standards de sécurité aeraunautique. M. Frantz Malvoisin, retraité après 22 ans de carrière, soutient que la conformité aux normes de l’OACI permettra la levée des interdictions de la FAA. Il attire l’attention sur la gravité du problème sécuritaire. Il fait remarquer qu’en novembre 2024 si c’est le pilote qui  avait été touché par le projectile on serait dans une catastrophe. 

De plus il fait état de sa stupéfaction en voyant les tas de taudis dans le bidonville à proximité de l’infrastructure aéroportuaire.

En outre l’interdiction de la FAA implique l’impossibilité pour les compagnies aériennes d’obtenir les autorisations des compagnies d’assurance. 

L’aéroport du Cap pour faciliter le désenclavement  

Entre temps c’est l’aéroport du Cap Haïtien qui sert de hub de connexion entre Haïti et les autres pays. M. Malvoisin assure que des appareils de type Boeing 737  peuvent atterrir au Cap. Toutefois il dit ne pas comprendre l’attentisme dans ce secteur important.

Deux compagnies aériennes Caribbean Inter et Aruba Airlines envisagent de relier le Cap à la Jamaïque. Ceci devrait permettre à cour terme de briser l’isolement d’Haïti puisque ces compagnies répondent aux normes de la FAA.

Par ailleurs M. Malvoisin considère que cette crise offre une opportunité d’investissement dans ce secteur. Il attire notamment l’attention sur le marché de connexion entre Haïti et les pays de la Caraïbe.  C’est ce marché entre la caraïbe et les Etats Unis qui avait été ciblé par la compagnie American Eagle.

De plus les entrepreneurs peuvent investir dans les infrastructures aéroportuaires. La construction d’un nouvel aéroport pourrait permettre de désenclaver le pays.

 M. Malvoisin juge que 6 mois de paralysie des activités à l’aéroport de la capitale est long. En ce sens il presse les responsables de l’Ofnac et le gouvernement haïtien à oeuvrer en vue d’une reprise des liaisons aériennes avec les villes américaines.

LLM / radio Métropole Haïti 

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Les violons tendent à s’accorder entre le Parquet et la DCPJ

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Les diverses institutions en charge de la poursuite pénale s’évertuent à harmoniser leur relations afin de mieux répondre aux défis sécuritaires. Les relations difficiles entre la direction de la police judiciaire (DCPJ) et le Parquet de Port-au-Prince semblent appartenir au passé. Le commissaire du gouvernement près le tribunal de Première instance de Port-au-Prince, Maître Frantz Montclair, assure que la collaboration est désormais normale entre le Parquet et la DCPJ.

De l’avis du magistrat il y avait une frustration dans les relations résultant du nouveau leadership au Parquet de la capitale. 

Maître Montclair se prononce pour le respect de la législation en ce qui a trait aux procédures. Il fait valoir que le chef du Parquet en tant que chef de la poursuite est le directeur des enquêtes de la DCPJ. 

Le Parquet se saisit de quelques dossiers brûlants

S’il se garde de revenir sur des dossiers ayant provoqué une polémique au cours des derniers mois, le commissaire du gouvernement fait état de décisions du Parquet dans ces dossiers impliquant d’anciens parlementaires dont M.Alfredo Antoine et M. Nenel Cassy. Il souligne que suivant les dispositions légales la police judiciaire ne peut émettre un avis de recherche que dans le cadre d’un suivi d’un mandat d’arrêt. Les avis de recherche, qui ne s’inscrivent pas dans cette procédure, ne sont pas pris en compte par le chef du Parquet.

Dans le cadre de ces dossiers le chef du Parquet regrette que la police judiciaire ait refusé de lui communiquer le dossier relatif à ces personnes.

Le Parquet a tranché en ordonnant que les ex parlementaires soient libérés tout en restant à la disposition de la justice. De plus un ordre d’interdiction de départ a été émis à l’encontre de l’ex député Antoine.

Par ailleurs maître Montclair fait mention d’autres personnes indexées qui sont maintenues en détention. 

Le chef du Parquet recadre la Police judiciaire 

De plus il soutient que la police judiciaire n’a pas autorité pour appréhender des individus sans un mandat d’arrêt.

Seuls les juges de paix et juges d’instruction peuvent émettre des mandats d’arrêts. Le Parquet peut émettre des mandats d’amener en cas de flagrance, ajoute t-il.

La DCPJ travaille pour le Parquet, a insisté le magistrat faisant valoir que la Police judiciaire doit obtenir un ordre du parquet pour chaque dossier.

En outre le chef du Parquet de la capitale relativise la portée des rapports de la police judiciaire. Ces rapports ne constituent pas des injonctions au Parquet, prévient t-il considérant les rapports de la DCPJ comme une information préliminaire.

C’est un document qui sera soumis à la critique judiciaire.

Il attire l’attention des citoyens sur la nécessité de ne pas se laisser entraîner par une perception assimilant la DCPJ à une instance de jugement.

Même le Parquet nest pas une instance de jugement, dit il rappelant que les décisions des juges des tribunaux de Première instance et des cours d’appel sont sujets à recours par devant la Cour de Cassation.

Le chef du Parquet est résolu à poursuivre la lutte contre les groupes criminels et à s’acquitter de sa tâche en tant que chef de la poursuite. Au cours des derniers mois plusieurs mandats ont été émis à l’encontre de chefs de gang.

LLM / radio Métropole Haïti 

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La Police repousse les gangs à Kenskof

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Les forces de l’ordre ont obtenu des résultats probants lors des interventions et opérations réalisées au cours des dernières 72 heures à Furcy. Les autorités locales et le porte de la Police font état de la reprise du sous commissariat et de plusieurs maisons servant d’abri ou de postes de tirs aux terroristes. De plus plusieurs personnes séquestrées ont été libérées.

Les autorités policières haïtiennes n’ont pas encore communiqué de bilan exhaustif mais révèlent que plusieurs bandits ont été mortellement blessés lors des affrontements intenses à Furcy et dans ses environs. La déroute était totale dans le camp des bandits dont certains ont pu prendre la fuite. Des armes à feu, des matériels dont des gaz lacrymogènes, ont été récupérés par les policiers des divers unités d’élite de la PNH.

Le commissaire Michael Ange Louis Jeune se réjouit de la collaboration de la population avec les forces de l’ordre ayant permis les succès sur le terrain.

Il y a d’intenses affrontements 

Si le commissaire Louis Jeune s’est gardé de fournir des détails sur les opérations en cours, le Maire de Kenskof, M. Jean Massillon, confie  que les forces de l’ordre ont poursuivi la traque des malfrats jusqu’à Godet. Des maisons servant de postes et tir ou de temple  vaudou ont été récupérées par les forces de l’ordre.

Pour le Maire il s’agit de conquêtes importantes qui ont déjà permis une reprise de la circulation des véhicules sur le tronçon entre Fermathe Kenskof.

Le bilan des pertes en vie humaine n’est pas disponible mais le Maire informe que des déplacés internes se trouvant dans un site d’hébergement avaient été blessés lors de l’assaut des criminels le vendredi 9 mai 2025. Les terroristes avaient pillé et incendié plusieurs maisons, un hôtel et une école congréganiste.

Des milliers de personnes ont fui Furcy lors de l’assaut des bandits. Ces habitants sont toujours cachés dans les forêts redoutant de nouvelles offensives des terroristes.

Les groupes d’autodéfense étaient en première ligne 

Le rôle du groupe d’autodéfense de la zone a été déterminant. Le Maire donne l’assurance que ces citoyens ne sont pas armés mais servent de guides aux agents des unités spécialisées. De plus ils jouent un rôle de premier plan en libérant les voies d’accès coupées par les bandits. Les membres des groupes d’autodéfense sont couverts par les unités d’élites lors des interventions sur le terrain.

Par ailleurs la task force, en charge des opérations des drones, a été également à l’avant garde des interventions.

Le Maire appelle à une intensification des opérations 

Pour M. Massillon Jean les autorités gouvernementales haïtiennes doivent renforcer le dispositif sur le terrain avec le retour des soldats des forces armées d’Haïti (FADH). Les militaires doivent aider à consolider les espaces conquis. Il plaide également pour une synergie en vue d’obtenir des résultats probants dans le meilleur délai.

Tenant compte de  l’implication des autorités communales et de la société civile dans les efforts, le Maire estime que Kenskof et  Furcy  peuvent être libérées dans une semaine.

Pour cela la synergie doit être complète entre les forces de l’ordre.

LLM / radio Métropole Haïti 

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Pétion ville, ville d’accueil, est submergée

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Pétion ville est l’une des rares villes dans la région métropolitaine de Port-au-Prince sous contrôle des autorités locales et gouvernementales haïtiennes. Les multiples assauts des gangs, sur divers fronts, en début d’année, avaient été repoussés grâce à une forte mobilisation des forces de l’ordre et la collaboration de la population. Les offensives en direction de Laboule, Lalue, Doco, Kenscoff et Delmas avaient été repoussées par les unités spécialisées de la Police.Considérée comme un havre de paix, des centaines de milliers de déplacés y ont trouvé refuge.

Pétion ville fait montre d’hospitalité et aceuille des dizaines de milliers de déplacés de toutes les communes avoisinantes notamment Port-au-Prince, Delmas, Tabarre et Kenscoff. Capitale économique et financière, de facto, en raison de la chute de Port-au-Prince, Pétion ville héberge également de nombreux commerçants des secteurs formel et informel.Les embouteillages à Pétion ville contrastent avec les rues désertes de Port-au-Prince. Quoique située dans une zone montagneuse , Pétion ville est même une ville transit pour de nombreux automobilistes voulant éviter Carrefour, au sud de la capitale.Si les activités économiques, commerciales, financières, culturelles et académiques se poursuivent normalement à Pétion ville, les conséquences de cette forte densité de population préoccupent les autorités locales.

Les structures communales sont dépassées

Aucune statistique n’est disponible sur le nombre de déplacés séjournant dans la commune. Les structures de l’administration communale sont dépassées. L’une des conséquences visibles est l’insalubrité. La hausse exponentielle des activités dans les marchés publics entraîne une hausse vertigineuse des déchets. Dans cet aspect de la crise les autorités communales accusent les marchands d’être les coupables. Cependant les commerçants du secteur informel nient toute responsabilité arguant qu’ils paient régulièrement des taxes pour le ramassage des détritus. En ce sens c’est à la Mairie qu’il revient à assumer ses responsabilités de toilettage de la ville.

La Voirie ne peut accéder aux sites de décharge

Le Maire adjoint, M. Amazan Staco, a fait valoir que les autorités tolèrent la présence des marchands, venus d’autres communes, pour des raisons humanitaires. Il s’agit de supporter des compatriotes qui ne peuvent plus ouvrir leurs négoces dans les zones contrôlées par les bandits. Il informe que les responsables de la voirie sont confrontés à d’énormes difficultés en ce qui a trait à la collecte des résidus. Il évoque notamment l’impossibilité d’accéder au site de décharge de Truitier en raison de la violence des gangs. En outre le site provisoire de décharge de Laboule 12 a été fermé afin de protéger le l’environnement.Dans le même temps M. Staco dénonce la mauvaise foi de nombreux commerçants qui continuent à déverser les fatras sur la voie publique.

LLM / radio Métropole Haïti

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Fritz Jean dément les rumeurs sur la prolongation du mandat du Conseil présidentiel de transition

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Haitian economist Fritz Jean, who leads a civil society initiative that is calling for the creation of a two-year transition government to improve the country’s security situation before holding elections, poses for a photograph after an interview with Reuters, in Port-au-Prince, Haiti February 4, 2022. REUTERS/Ralph Tedy Erol

Dans une entrevue accordée à Radio Métropole mercredi, Fritz Alphonse Jean, coordonnateur du Conseil présidentiel de transition (CPT), a démenti les informations faisant état d’une possible prolongation du mandat de l’organe jusqu’en 2028 .

Certaines sources affirmaient que le CPT envisagerait de rester en fonction pendant au moins deux années supplémentaires . Interrogé à ce sujet, Fritz Jean a rejeté ces allégations, précisant qu’aucune démarche dans ce sens n’a été entreprise par le Conseil . Il y voit une campagne de désinformation visant à accentuer l’instabilité politique et à semer la méfiance dans l’opinion publique.

Le coordonnateur a rappelé que le CPT reste attaché à sa mission initiale, centrée sur le rétablissement de la sécurité, la transition politique et l’organisation d’élections . Il a insisté sur l’importance de respecter les échéances convenues pour garantir un retour à l’ordre constitutionnel.

Fritz Alphonse Jean a pris la présidence tournante du CPT le 7 mars 2025, succédant à Leslie Voltaire . Conformément à l’accord établi entre les membres du Conseil, il exercera cette fonction jusqu’au 7 août 2025, date à laquelle il passera le relais à Laurent Saint-Cyr . Le mandat global du CPT est prévu pour s’achever le 7 février 2026, conformément au décret du 12 avril 2024 publié dans Le Moniteur, qui encadre la transition politique en Haïti.

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Visite du Président de la Banque Interaméricaine de Développement en Haïti

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Du 7 au 9 mai 2025, le président de la Banque Interaméricaine de Développement (BID), Ilan Goldfajn, effectue une visite officielle en Haïti, principalement dans les départements du Nord et du Nord-Est.

Il doit rencontrer le président du Conseil Présidentiel de Transition, Fritz Alphonse Jean, afin de discuter du renforcement de l’appui technique et financier de la BID.

Cette visite se concentre sur plusieurs secteurs prioritaires : l’éducation, la protection sociale, les infrastructures routières, l’accès à l’eau potable, la gouvernance, la culture et le développement local. Des visites de terrain et des rencontres sectorielles sont prévues pour évaluer les projets en cours et envisager de nouvelles formes de coopération.

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Le gouvernement veut s’attaquer aux défis humanitaires

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Les autorités gouvernementales haïtiennes ont annoncé de nouvelles dispositions pour venir en aide à plus d’un  million de personnes déplacées internes et plusieurs centaines de milliers de rapatriés. Il s’agit des conséquences directes et indirectes de la terreur des gangs. D’une part les déplacés internes ont abandonné leurs résidences pour échapper aux exactions des bandits dans les divers quartiers de la région métropolitaine de Port-au-Prince notamment et  d’autres part les rapatriements et des retours volontaires de la République Dominicaine sont liés à des dispositions  du gouvernement dominicain en réaction à la violence en Haïti.

L’assistance  aux déplacés internes mobilise les ministères à la solidarité et à l’action humanitaire ainsi que celui des affaires sociales et du travail. Le ministre M. Georges Wilbert Franck, annonce des solutions concrètes respectant la dignité humaine. Il s’agira notamment de libérer les établissements scolaires servant de refuge aux déplacés.

Le retour dans  certains quartiers serait possible au cours des dernières semaines en raison des progrès des forces de l’ordre sur le terrain.

Les dispositions dans les aspects sociaux, humanitaires et logistiques  ne s’inscriraient pas uniquement dans le cadre d’un assistanat. Pour le ministre il existe un vrai plan visant à  promouvoir une intégration socio-économique durable. Il confirme que le gouvernement œuvre  pour sortir les populations vulnérables de la précarité en instaurant des mécanismes de soutien adaptés.

Dans cet optique il informe de la création de l’Office nationale contre le chômage en vue de  dynamiser le marché de l’emploi.

15 000 retours volontaires attendus

En ce qui a trait aux retours volontaires de la République Dominicaine, les autorités s’attendent à accueillir plus de 15 000 compatriotes. Les statistiques actuelles sont de 200 à 600 rapatriements quotidiens dans les trois postes Frontaliers.

Le plan de contingence dans les postes Frontaliers sera mis en place par les ministères des Affaires sociales,  de  l’Intérieur et des Collectivités territoriales ainsi que des Affaires étrangères.

C’est l’Office national de la migration (ONM) qui sur le terrain s’évertue à garantir un accueil digne, aux compatriotes concernés par les retours volontaires où les rapatriements.

LLM / radio Métropole Haïti 

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Le gouvernement maintient le cap sur les élections et la réforme constitutionnelle

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En visite dans le Grand Sud, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a présenté les grandes lignes de l’action gouvernementale : rétablir la sécurité, organiser des élections et doter le pays d’une nouvelle Constitution. Il s’est adressé aux élus locaux, recteurs et représentants territoriaux, en insistant sur le rôle des collectivités dans la reconstruction du pays.

Le chef du gouvernement a salué les efforts réalisés dans le Grand Sud, région regroupant les départements du Sud, du Sud-Est, de la Grand’Anse et des Nippes. Il a annoncé plusieurs projets d’infrastructures : amélioration des routes Cayes–Port-Salut et Miragoâne–Cayes, aménagement de l’entrée de Jérémie, développement des ports et aéroports.

Il a présenté le budget rectificatif adopté le 14 avril comme un outil pour répondre aux priorités nationales avec 35 milliards de gourdes sont prévus pour la sécurité, 28 milliards pour la Police nationale, 7 milliards pour les Forces armées, 11 milliards pour l’aide humanitaire, destinés aux personnes déplacées et aux zones défavorisées, 65 millions de dollars sont affectés à l’organisation des élections, ainsi que 750 millions de gourdes pour soutenir les partis politiques.

M. Fils-Aimé a réaffirmé la tenue d’élections, prévue par l’accord du 3 avril. Il a annoncé que le texte de la nouvelle Constitution serait présenté dans les jours à venir. Le gouvernement prépare également un décret pour organiser un référendum.Il a demandé à chaque ministère de participer à la mise en œuvre du processus électoral, notamment par la formation de 30 000 agents civiques, la mobilisation des jeunes et la participation des femmes.

Le Premier ministre a appelé l’ensemble de la population à contribuer à la réussite de cette étape politique. « Eleksyon pa zafè yon sektè… se zafè tout sitwayen. », a-t-il déclaré. Il a conclu en affirmant que la stabilité du pays dépendra de la capacité des institutions et des citoyens à travailler ensemble.

Marvens Pierre

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