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Situation toujours volatile à Kenskof 

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PORT-AU-PRINCE, HAITI – FEBRUARY 03: Soldiers position themselves during an anti-gang operation in the Kenscoff district of Port-au-Prince, Haiti, Monday, Feb. 3, 2025. Armed gangs have once again attacked the commune of Kenscoff, east of Port-au-Prince, more precisely at Godt in the Bzlot area, despite the presence of law enforcement forces. From Monday 27 January to 3 February 2025, more than a hundred displaced persons took refuge in the courtyard of the Kenscoff town hall, located in the centre of the town, where commercial and school activities remain paralysed. These displaced people are receiving assistance from the Civil Protection and the World Food Programme (WFP). The population is still in shock after the attack in Kenscoff on Monday 27 January 2025. Guerinault Louis / Anadolu (Photo by Guerinault Louis / ANADOLU / Anadolu via AFP)

Un calme apparent règne à Kenskof ce lundi 5 mai 2025, mais la situation reste très volatile. Kenskof et Thomassin constituent des verrous empêchant aux bandits de lancer une grande offensive sur Pétion ville. 

Le Maire M. Jean Massillon, très impliqué dans l’effort visant à libérer la ville, a échappé de justesse le week end ecoulé à un guet apens. Son véhicule a été pris pour cible par des bandits qui contrôlent la route vers Fermathe. L’agent exécutif intérimaire informe que les criminels occupent des positions stratégiques dans cette zone. Ils contrôlent des régions en hauteur et peuvent atteindre aisément des véhicules sur la route. Plusieurs autres véhicules, dont un blindé léger de la police ont également été pris pour cible. Les policiers en sont sortis indemnes.

Les forces de l’ordre ont repris du terrain

Ces attaques sont intervenues quelques jours après une opération des forces de l’ordre ayant permis de déloger des bandits de certains  endroits stratégiques au centre ville de Kenskof. Le Maire se réjouit de  l’opération des unités spécialisées de la police la considérant  comme l’une des plus importante. Toutefois il appelle au renforcement du dispositif sécuritaire et à l’intensification de l’utilisation des drones.

A son avis ceci se fera sans aucun dommage collatéral puisque les régions sont inhabitées.

Les bandits occupent les résidences qu’ils ont transformé en postes de tirs. Le week end ecoulé des résidents d’une section rurale, qui tentaient de rentrer chez eux pendant la période d’accalmie, ont dû rebrousser chemin en raison de la presence de membres de gangs à leur domicile.

Le Maire affiche son optimisme 

Le Maire se réjouit de la détermination des forces de l’ordre et entend apporter un  support moral et matériels nécessaires aux policiers des unités spécialisées déployées dans la zone. Les policiers d’autres sous commissariats tels Thomassin et Lothin apportent également leur appui dans les efforts.

Le Maire se dit résolu à poursuivre la lutte assurant que la ville ne deviendra pas un autre territoire perdu. Il juge qu’une intensification des opérations peut permettre de commémorer la libération de la ville avec une grande parade le 18 mai prochain. M. Massillon dit  regretter que les agriculteurs n’avaient pas pu commémorer le 1 er Mai dans cette commune réputée pour sa production maraîchère.

Les gangs consolident leur positions

En attendant un grand nombre de  bandits, en provenance de Martissant,  contrôlent

 plusieurs quartiers dans les sections rurales de Kenskof.

Le Maire confie  qu’en dépit de l’incident il entend poursuivre les efforts pour supporter les forces de l’ordre.

Il souhaite également le retour des soldats de forces armées d’Haïti (FADH). Les soldats avaient quitté la commune au lendemain de l’offensive des bandits sur le site de la Téléco. Au moins deux soldats avaient été tués. A son avis les FADH et la MMSS doivent aider à consolider les espaces conquis. 

Par ailleurs le Maire exhorte les habitants à la vigilance et à la collaboration avec les forces de l’ordre. Il met en garde notamment les propagandes des criminels visant à démobiliser les policiers.

LLM / radio Métropole Haïti 

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Les États-Unis désignent “Viv Ansanm” et “Gran Grif” comme organisations terroristes

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Jimmy Chérizier
Jimmy Chérizier est un criminel haïtien, également connu sous le pseudonyme de Barbecue ou Babekyou

Le sénateur américain Marco Rubio a annoncé ce jeudi que le Département d’État des États-Unis a officiellement désigné les coalitions criminelles haïtiennes « Viv Ansanm » et « Gran Grif » comme organisations terroristes étrangères et terroristes mondiaux spécialement désignés. Cette décision devrait constituer un durcissement de la position américaine face aux violences en Haïti et traduirait, selon Rubio, la fin de « l’ère de l’impunité » pour ceux qui alimentent l’instabilité dans le pays.

Ces gangs, identifiés comme la principale source de chaos en Haïti, sont accusés de meurtres, d’attaques répétées contre les civils, les forces de sécurité haïtiennes, ainsi que contre le personnel de la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MSS). Pour Rubio, ils représentent non seulement une menace pour Haïti, mais également pour la sécurité nationale des États-Unis.

« Leur objectif ultime est de créer un État contrôlé par les gangs », a averti le sénateur, dénonçant un système fondé sur les trafics illicites et la terreur. Les nouvelles désignations permettent désormais à Washington de poursuivre pénalement toute personne ou entité fournissant un soutien matériel à ces groupes, y compris des Haïtiens, des résidents permanents légaux et des citoyens américains.

Rubio a salué le « courage extraordinaire » de la Police nationale haïtienne et des partenaires internationaux engagés aux côtés de la MMAS. Il appelle également les dirigeants politiques haïtiens à faire de la sécurité une priorité et à progresser vers le retour à un ordre démocratique par le biais d’élections libres.

Selon lui, ces mesures traduisent l’engagement de l’administration Trump à défendre les intérêts stratégiques des États-Unis et à s’opposer fermement aux organisations criminelles qui déstabilisent la région.

Marvens Pierre

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Les forces de l’ordre intensifient la pression sur les gangs

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Les forces de l’ordre font état de l’intensification des affrontements avec les gangs dans plusieurs régions du pays. Les  responsables de la police haïtienne et de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMSS) font état d’éléments nouveaux notamment des arrestations et des saisies d’armes de gros calibre.  

Le porte parole de la Police nationale, le commissaire Michael Ange Louis Jeune, a rapporté  saisies d’armes et l’arrestation  de bandits, la semaine écoulée, lors d’interventions à Gressier, Pacot et dans d’autres régions. 26 armes de guerre ont été saisies  et plus d’une quarantaine de bandits ont été appréhendés, a assuré le commissaire Louis Jeune.

Jusqu’à fin Mars 2025 les  arrestations étaient rarissimes. Ces  arrestations seraient le signe d’un rapprochement entre les combattants.

Récemment les autorités policières haïtiennes avaient évoqué l’impossibilité de récupérer les armes en raison de la complexité des champs de bataille. Les policiers ne pouvaient risquer leur vie pour récupérer des armes abandonnées par des bandits en fuite. 

La MMSS veut appréhender des chefs de gang

Preuve d’une évolution dans les affrontements le porte parole de la MMSS, Jacques Umbaka,  envisage la possibilité d’appréhender au moins un des principaux chefs de gang. Le général Kenyan considère que cet objectif est réalisable.

Lors d’une interview exclusive à radio Métropole il s’est gardé de fournir des détails sur le déroulement des interventions sur le terrain. Il justifie ses réserves par la nécessité de ne pas fournir trop d’informations sur les opérations spéciales en cours.

La MMSS se garde désormais de communiquer un bilan partiel de ses  interventions.

De son côté la Police haïtienne assure que des bandits appréhendés ont été transmis aux autorités judiciaires.

Jusqu’à tout récemment les bandits avaient pris la fuite ou avaient été tués lors des affrontements 

Les forces de l’ordre déplorent   l’insuffisance de matériels 

Le porte parole de la police et celui de la MMSS ont une fois de plus regretté  l’insuffisance de matériels et d’équipements pour combattre les gangs. Les bandits attaquent en même temps sur plusieurs fronts compliquant ainsi la tâche des policiers des unités spécialisées notamment, Swatt, Udmo, BOID, BIM Utag.

Le porte parole de la MMSS promet une amélioration du climat sécuritaire. Cependant au cours des dernières semaines les affrontements se sont intensifiés dans la région métropolitaine et se sont  étendus à Pacot, Turgeau et Babiole. 

Dans le même temps les bandits de Savien (Artibonite) ont lancé une offensive de trois jours contre des localités de Petite Rivière.

À Gressier (Ouest) les affrontements se poursuivent en dépit de la progression des forces de l’ordre sur le train. Les criminels ont perdu des territoires notamment à Nan Coline où des habitants ont pu récupérer certains effets personnels à leurs domiciles.

Le porte parole de la MMSS confirme que les policiers de la mission multinationale apportent un appui aux forces de police haïtiennes dans toutes les régions attaquées par les gangs. 

LLM / radio Métropole Haïti 

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Des vétérans prêts à combattre les gangs

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Les autorités gouvernementales haïtiennes plancheraient depuis quelques semaines sur des propositions visant à utiliser la contribution bénévole de vétérans de l’armée américaine dans le dispositif sécuritaire. M. Rhode Joseph, vétéran de l’armée américaine et spécialiste en défense, est le fer de lance de ce programme. Il révèle avoir eu de multiples séances de travail avec des conseillers présidents, le Premier Ministre ainsi que les ministres de la justice et de la sécurité publique, et de la défense. De plus il s’est également entretenu avec les membres du haut état major des FADH et de la police.

Les vétérans sont dans l’attente d’une autorisation explicite et spéciale de l’État haïtien  afin de lancer leur programme visant à combattre les gangs et à renforcer les unités spécialisées de la police.

Les vétérans disposent d’une expertise dans la guerre contre les gangs

Intervenant à l’émission le Point de Télé Métropole, M. Joseph a salué la bravoure des policiers des unités spécialisées notamment Swatt, Udmo,  Cimo mais a fait valoir que la Police haïtienne ne peut pas combattre les gangs qui contrôlent plus de 85% de la région métropolitaine de Port-au-Prince. A son avis les policiers haïtiens n’ont pas reçu les formations adéquates pour ce type de combat contre les terroristes, les gangs et les insurgés.

Les vétérans haïtiens peuvent ramener la sécurité sur une période d’un mois, confirme M. Joseph . Certains d’entre eux ont été membres des forces spéciales, de Delta Force ou de Navy Seals, des contingents d’élite de l’armée américaine. Il souhaite que les autorités haïtiennes l’autorisent à  prendre le contrôle de village de Dieu pour établir le QG de leur groupe.

Les vétérans attendent le feu vert du gouvernement 

De l’avis de M. Joseph plus de 1 500 vétérans sont disposés à prendre part de manière bénévole à cette opération et sont dans l’attente du feu vert des autorités. Il s’agit d’un acte de fierté pour notre pays, dit-il. En outre de nombreux vétérans vivent en Haïti avec leur parents mais ne peuvent pas s’organiser pour combattre les bandits de  manière formelle. Il faut une autorisation de l’exécutif haïtien pour que  ces vétérans ne soient pas considérés comme des criminels .

Plus de 4000 vétérans vivent en Haïti 

Plus de 4 000 vétérans de l’armée américaine résident en Haïti, de l’avis de M. Joseph qui assurent être en contact avec ses collegues.

 Il confie que plus de 600 d’entre eux  résident dans les quartiers proches de Laboule et Kenskof.

M. Joseph indique qu’il a déjà permis au gouvernement haïtien d’obtenir des drones pour améliorer l’efficacité des forces de police. Il s’est gardé de fournir des détails sur ces matériels et équipements déjà disponibles pour les forces de l’ordre. De l’avis de M. Joseph les unités spécialisées devraient avoir le contrôle des drones afin de mieux coordonner les opérations.

Il soutient que les vétérans doivent obtenir l’autorisation des autorités afin d’acheminer leur équipement  et armement sur le terrain.

De nombreux vétérans avaient été déployés à 7 reprises sur des théâtres de conflits .

M. Joseph lui même avaient été déployés en Afghanistan et en Irak notamment.

LLM  / radio Métropole Haïti 

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Le Conseil Présidentiel exige une action judiciaire sur les sanctions internationales

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Sanctions internationales
Sanctions internationales

Le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) a demandé aux autorités judiciaires de traiter en priorité les dossiers impliquant des individus visés par des sanctions internationales. Dans une correspondance en date du 28 Avril, adressée au Premier Ministre, le Président du Conseil, Fritz Alphonse Jean, a exigé des mesures urgentes pour activer les instances judiciaires compétentes, dans le respect des engagements internationaux d’Haïti en matière de lutte contre la corruption, le blanchiment de capitaux et la protection des droits humains.

Le Conseil a précisé attendre un rapport détaillé sur la mise en œuvre de cette directive dans les meilleurs délais. Il considère que l’avancement de ces procédures est indispensable pour préserver la crédibilité des institutions nationales auprès des partenaires étrangers.

Plusieurs figures haïtiennes font l’objet de sanctions internationales. Michel Joseph Martelly, ancien président, a été sanctionné par le Canada en 2022 pour financement présumé de gangs armés, puis par les États-Unis en 2024 pour son implication dans le trafic de stupéfiants et son soutien aux groupes criminels. Les anciens Premiers ministres Laurent Lamothe et Jean-Henry Céant ont également été sanctionnés par le Canada pour leur appui présumé aux gangs. Les anciens sénateurs Youri Latortue et Joseph Lambert sont visés pour des motifs similaires. Rony Célestin, ex-sénateur, ainsi que Charles Saint-Rémy, homme d’affaires proche de Michel Martelly, figurent aussi sur la liste des personnalités sanctionnées pour leur implication présumée dans le financement des activités criminelles.

Marvens Pierre

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Un nouveau massacre fait une dizaine de morts dans le Bas Artibonite

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La terreur continue de frapper la région du Bas Artibonite. Au cours du week-end, une dizaine de personnes ont été tuées à Kafou Pey par des membres du gang de Savien, semant la désolation parmi la population locale.

Selon les informations rapportées par notre correspondant sur place, Mario Charles, ces meurtres seraient des représailles sanglantes après le lynchage d’une concubine de Luckson, le chef du gang. La femme aurait été prise à partie par des habitants exaspérés par la terreur imposée depuis des mois dans la zone.

Une dynamique criminelle qui semble se développer sous le regard passif des forces de l’ordre, souligne Mario Charles, mettant l’accent sur montée en puissance des gangs dans l’Artibonite.

Malgré la gravité de la situation, les interventions policières se font rares, laissant les populations à la merci des groupes armés. Dans l’intervalle, la population locale lance un cri d’alarme et appelle les autorités à prendre enfin des mesures concrètes pour rétablir l’ordre et la sécurité.

Marvens Pierre

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13 massacres en un an, des centaines de morts et des milliers de déplacés

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A woman cries as she flees her neighborhood after armed gangs terrorized the Delmas 24 and Solino areas in Port-au-Prince on October 26, 2024. – Gang violence is surging in Haiti despite the deployment of a multinational force to prop up the struggling Caribbean country’s police, a top United Nations official warned on October 22. (Photo by Clarens SIFFROY / AFP)

Entre avril 2024 et avril 2025, Haïti a connu 13 massacres et attaques armées majeures, selon le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH). Ces violences ont causé des centaines de morts, des milliers de déplacés, et ont permis aux gangs de prendre le contrôle de vastes zones, révèle le dernier rapport de l’organisation.

Parmi les massacres les plus importants, on retrouve les attaques à Carrefour et Gressier, où 66 personnes ont été tuées ou disparues, ainsi que 46 femmes et filles victimes de violences sexuelles. À Pont-Sondé, 70 personnes ont perdu la vie lors d’une attaque brutale en octobre 2024. En décembre 2024, à Wharf Jérémie, 110 personnes ont été massacrées par un chef de gang, et en janvier 2025, 139 personnes ont été tuées ou disparues à Kenscoff. Les localités touchées incluent également Gros Morne, Ganthier, Cité Soleil, Arcahaie, Solino, Chateaublond, Carrefour-Feuilles et Mirebalais/Saut-d’Eau.

Les attaques ont provoqué la destruction de centaines de maisons, le pillage de nombreux commerces et le déplacement de milliers de familles. Dans plusieurs régions, l’État a perdu le contrôle au profit des gangs. Bien que l’accord politique du 3 avril 2024 ait prévu la mise en place d’un Conseil National de Sécurité (CNS), il n’a jamais été instauré. Les autorités ont réagi par des mesures inefficaces, comme l’utilisation de drones kamikazes et le recrutement de milices controversées, telles que la BSAP.

Malgré la déclaration de plusieurs états d’urgence, l’insécurité a continué de se propager, et de vastes territoires restent sous le contrôle des gangs, dans une ambiance de peur constante.

Marvens Pierre

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Plus d’un milliard de gourdes dilapidées par le CPT en un an, selon le RNDDH

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Un an après son installation, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) fait face à de lourdes accusations de mauvaise gestion financière. Selon un rapport publié, le 25 avril 2025, par le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), les membres du CPT ont siphonné plus d’un milliard de gourdes des caisses publiques au profit de leur train de vie luxueux, aux dépens d’une population plongée dans la misère et l’insécurité.

Chaque membre du CPT coûte en moyenne 10 millions de gourdes par mois à l’État haïtien. En plus de leur salaire de 225 000 gourdes, ils bénéficient d’une série de primes scandaleuses :

  • 400 000 gourdes pour une deuxième résidence,
  • 4,5 millions de gourdes pour des « frais d’intelligence »,
  • 2,5 millions de gourdes versés sur une carte de débit,
  • 500 000 gourdes pour le conjoint(e),
  • 925 000 gourdes pour la nourriture,
  • 75 000 gourdes pour remplir leur réfrigérateur,
  • 500 000 gourdes pour une carte téléphonique,
  • 300 000 gourdes pour le carburant.

Le coût total par membre s’élève ainsi à près de 10 millions de gourdes par mois, soit plus de 93 millions de gourdes mensuellement pour l’ensemble du CPT. À cela s’ajoutent 3,5 millions de gourdes chaque mois pour financer le petit-déjeuner et le déjeuner des conseillers présidentiels. À l’occasion des fêtes pascales et d’autres célébrations, chaque membre du CPT a également reçu entre 3 et 5 millions de gourdes supplémentaires.

Sur l’année, les dépenses des membres du CPT atteignent plus de 1,122 milliard de gourdes. Pendant ce temps, l’insécurité explose, les infrastructures s’effondrent, et l’économie du pays plonge dans la récession.

Le RNDDH dénonce une « gouvernance de prédation » où l’appétit pour les privilèges personnels a totalement éclipsé les engagements de réforme, de sécurité et d’organisation d’élections promis à la population.

Marvens Pierre

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Carrefour : Jude Édouard Pierre démissionne

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Après une longue période d’absence et dans un contexte sécuritaire de plus en plus alarmant, Jude Édouard Pierre, magistrat principal de la commune de Carrefour, a annoncé officiellement sa démission ce vendredi.

Selon les informations disponibles, sa lettre de démission avait été soumise au Conseil municipal depuis le 22 avril dernier. L’ex-maire n’était plus présent sur le territoire communal depuis près de 19 mois. Après avoir quitté Carrefour, il s’était successivement installé à Laboule, puis à Pétion-Ville, avant de s’exiler à l’étranger.

Dans une note adressée à la presse jeudi, Jude Édouard Pierre a proposé que la gestion de la mairie soit confiée à la Commission nationale de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (CNDDR). Il suggère que cette institution pilote un projet visant à initier une approche alternative, à la fois sociale et institutionnelle, pour tenter de restaurer un semblant d’ordre dans la commune de Carrefour, durement éprouvée par l’insécurité.

Marvens Pierre

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Amnesty International accuse la République Dominicaine de discrimination envers les migrants haïtiens

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Amnesty International, une organisation qui promeut la défense des droits de l’Homme, a vivement réagi aux récentes mesures prises par les autorités dominicaines à l’encontre des migrants haïtiens, dénonçant une politique d’expulsions systématiques qu’elle juge discriminatoire et contraire aux droits humains.

Le président dominicain Luis Abinader a récemment exhorté les ressortissants haïtiens en situation irrégulière à quitter volontairement le pays, sous peine d’être activement recherchés et renvoyés en Haïti. Ces propos ont renforcé un climat de peur au sein des communautés haïtiennes vivant sur le territoire dominicain, où la pression migratoire s’accompagne désormais d’un sentiment d’insécurité croissante.

Une série de 15 mesures ont été annoncées par le président Abinader dans le cadre d’un plan de durcissement de la lutte contre l’immigration irrégulière. Désormais, les patients d’origine haïtienne doivent présenter des justificatifs tels que pièces d’identité, preuves de résidence, lettres de travail ou attestations de paiement. Même si les soins d’urgence sont encore autorisés, les patients sont ensuite expulsés s’ils ne remplissent pas les critères administratifs requis.

Depuis le 6 avril, un nouveau protocole impose aux hôpitaux de conditionner l’accès aux soins médicaux à la vérification du statut migratoire des patients. Ce protocole a provoqué l’indignation de l’organisation de défense des droits humains, qui y voit une atteinte directe au droit à la santé pour les populations les plus vulnérables.

87 femmes haïtiennes enceintes ont été arrêtées dans 33 établissements hospitaliers à travers le pays, dès le début de l’application de ces dispositions. Amnesty qualifie ces actions de cruelles et inacceptables, soulignant le risque de traitements inhumains et dégradants, notamment pour les personnes en situation de détresse médicale.

Amnesty International appelle le gouvernement dominicain à annuler cette mesure et à respecter les droits fondamentaux des migrants, en particulier leur accès aux soins sans condition de statut migratoire. L’organisation lance également un appel à la communauté internationale, estimant qu’une crise humanitaire est en cours à la frontière entre Haïti et la République dominicaine.

Marvens Pierre

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