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Port-au-Prince : Une quinzaine de morts dont 8 bandits à Pacot

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L’insécurité continue de s’aggraver dans la capitale haïtienne malgré les efforts déployés par la Police nationale d’Haïti (PNH) et les brigades de résistance citoyenne. Plusieurs quartiers de Port-au-Prince ont été le théâtre d’attaques coordonnées de gangs lourdement armés mercredi provoquant une nouvelle vague de panique parmi la population.

Le quartier de Pacot, point stratégique de la capitale, a été la cible d’une offensive violente menée par la coalition criminelle Viv Ansanm. Des affrontements nourris y ont opposé des groupes armés à des agents de la PNH soutenus par des brigadiers de vigilance issus notamment du Canapé-Vert. Selon les premiers témoignages recueillis sur place, quatre membres de la brigade de Canapé-Vert ont perdu la vie au cours de ces combats, tandis que huit assaillants auraient été tués.

Au même moment, la commune voisine de Kenscoff vit dans la peur. Si le centre-ville semble relativement calme, des échanges de tirs sporadiques continuent d’être rapportés dans les zones périphériques, accentuant le climat d’angoisse. Le maire adjoint Jean Max Duvivier a confirmé que la situation restait « tendue » et appelait à un renforcement immédiat des dispositifs de sécurité pour éviter que la commune ne bascule à son tour sous le contrôle des gangs.

Dans les quartiers comme « Bas-Delmas », les tirs nourris entendus en début de journée témoignent également de la dégradation rapide de la situation sécuritaire. Cette montée de violence survient dans un contexte de soupçons de mauvaise gestion des fonds alloués à la PNH pour lutter contre l’insécurité, ce qui alimente la colère et le désespoir d’une population livrée à elle-même.

Les autorités, pour l’instant, n’ont pas encore livré de bilan officiel. Mais sur le terrain, les témoignages se multiplient et dressent un tableau sombre d’une capitale sous pression, où chaque jour devient une épreuve pour des milliers d’habitants pris au piège d’une guerre urbaine qui ne dit pas son nom.

Marvens Pierre

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Sécurité : 13 millions dépensés, mais l’insécurité persiste

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A man gestures near burning tires during a protest against insecurity in Port-au-Prince on April 16, 2025. The head of the UN migration agency urged the international community on April 15 to respond to an escalating humanitarian crisis in Haiti, where more than one million people have been displaced by gang-related violence. (Photo by Clarens SIFFROY / AFP)

Depuis l’arrivée de Rameau Normil à la tête de la Police nationale d’Haïti (PNH), plus de 13 millions de dollars américains ont été engagés en moins de six mois pour financer la lutte contre l’insécurité. Ces fonds ont été alloués principalement à l’achat d’armes, de munitions, d’équipements, ainsi qu’à des opérations sécuritaires sur le terrain.

Selon un document administratif consulté par Métropole et confirmé par des sources proches des autorités, environ 2,5 millions de dollars ont été affectés à des interventions menées dans l’Artibonite, à Kenscoff et dans le Plateau Central. Par ailleurs, plus de 11 millions de dollars ont été utilisés pour renforcer les capacités opérationnelles de la PNH à travers l’acquisition de matériel militaire.

Ces montants ne prennent pas en compte les salaires des agents, les frais d’entretien des véhicules ou les coûts liés à l’alimentation des forces de l’ordre. Le budget global prévisionnel de ces opérations sécuritaires, récemment révisé, dépasse les 35 millions de dollars.

Le ministre de la Justice, Patrick Pélissier, a confirmé que près de 12 millions de dollars avaient été débloqués entre janvier et avril 2025 dans le cadre de cette lutte, sans donner davantage de détails sur leur emploi.

Malgré ces investissements, les résultats tardent à se faire sentir. Les groupes armés continuent d’opérer librement dans plusieurs zones du pays, semant la terreur au sein de la population. L’insécurité, loin de reculer, semble s’aggraver.

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Le pape François est mort

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SINGAPORE – SINGAPORE – SEPTEMBER 13: (EDITOR NOTE: STRICTLY EDITORIAL USE ONLY – NO MERCHANDISING). Pope Francis speaks with journalists aboard the return flight from Singapore on September 13, 2024 aboard the flight from Singapore to Rome. On the flight back to Rome from Singapore, Pope Francis spoke to the journalists accompanying his Apostolic Journey to Asia and Oceania. (Photo by Vatican Media via Vatican Pool/Getty Images)

Le pape François est décédé ce lundi 21 avril 2025, à l’âge de 88 ans, à sa résidence de la Maison Sainte-Marthe, au Vatican. Son décès survient au lendemain de sa dernière apparition publique pour les célébrations pascales, où il avait malgré tout adressé la bénédiction « Urbi et Orbi » depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre, visiblement affaibli.

Né Jorge Mario Bergoglio en Argentine, il avait été élu en mars 2013, devenant le premier pape venu d’Amérique latine et le premier jésuite à accéder au trône de Saint Pierre. Pendant 12 ans, son pontificat a été marqué par une attention particulière aux plus vulnérables, un style pastoral simple, des réformes internes, et une voix forte sur les questions sociales et environnementales.

Les causes officielles de son décès n’ont pas encore été précisées, mais des sources évoquent un accident vasculaire cérébral survenu après un grave problème cardiaque. Le pape se remettait d’une longue hospitalisation due à une infection pulmonaire.

Le Vatican a annoncé que le corps du Saint-Père sera exposé dès mercredi à la basilique Saint-Pierre, permettant aux fidèles de venir lui rendre un dernier hommage. Une prière publique est prévue ce soir à 19h30, suivie de la mise en bière à 20h.

Les hommages affluent du monde entier. Le président Emmanuel Macron a salué « un homme de paix et de dialogue ». De son côté, le président argentin Javier Milei a exprimé sa tristesse. Vladimir Poutine a salué la mémoire d’un « défenseur de l’humanisme et de la justice ».

Avec sa disparition, une période de sede vacante s’ouvre. Le Collège des cardinaux devra se réunir en conclave dans les prochaines semaines pour élire son successeur. Les dates officielles des funérailles et du conclave seront communiquées prochainement par le Vatican.

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Deux soldats tués à Kenscoff

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PORT-AU-PRINCE, HAITI – FEBRUARY 03: Soldiers position themselves during an anti-gang operation in the Kenscoff district of Port-au-Prince, Haiti, Monday, Feb. 3, 2025. Armed gangs have once again attacked the commune of Kenscoff, east of Port-au-Prince, more precisely at Godt in the Bzlot area, despite the presence of law enforcement forces. From Monday 27 January to 3 February 2025, more than a hundred displaced persons took refuge in the courtyard of the Kenscoff town hall, located in the centre of the town, where commercial and school activities remain paralysed. These displaced people are receiving assistance from the Civil Protection and the World Food Programme (WFP). The population is still in shock after the attack in Kenscoff on Monday 27 January 2025. Guerinault Louis / Anadolu (Photo by Guerinault Louis / ANADOLU / Anadolu via AFP)

Dimanche 20 avril 2025, à Kenscoff, deux militaires des Forces Armées d’Haïti (FAD’H) ont été tués dans une embuscade tendue par des bandits armés. Quatre autres soldats ont été blessés, dont deux grièvement. Ils étaient en mission, en plein exercice de leur devoir.

Dans une note publiée sur son compte Facebook, le Conseil Présidentiel de Transition a exprimé sa tristesse et adressé ses condoléances aux familles, aux frères d’armes et à toute l’institution militaire. Ces soldats tombés au champ d’honneur sont salués comme des martyrs de la sécurité nationale. Leur sacrifice ne sera pas oublié.

Le gouvernement réaffirme son engagement à lutter contre l’insécurité, à renforcer les forces de sécurité et à ramener la paix sur tout le territoire. Le combat continue. Et leur courage donne une raison de plus de ne pas reculer, poursuit la note.

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l’OIM alerte sur un exode massif et demande une réponse urgente

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En visite en Haïti semaine dernière, la directrice générale de l’OIM, Amy Pope, a lancé un appel pressant à la communauté internationale. « Il faut agir immédiatement pour protéger ces familles, leur offrir un toit, un accès à l’eau, à la santé et à l’éducation », a-t-elle déclaré.

Face à l’aggravation de la crise sécuritaire, les conséquences humanitaires deviennent chaque jour plus dramatiques. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus d’un million de personnes sont actuellement déplacées à l’intérieur du pays à cause des violences.

L’OIM continue d’intervenir sur plus de 50 sites à travers le pays. L’organisation fournit des abris temporaires, de l’aide humanitaire d’urgence et du soutien psychosocial aux déplacés. Mais ses ressources sont limitées, et les besoins dépassent de loin les capacités actuelles.

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France et Royaume-Uni réaffirment leur soutien au Conseil de Transition

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Dans une déclaration conjointe datée du 16 avril, la France et le Royaume-Uni se sont alignés sur la position américaine, exprimant un soutien clair au Conseil présidentiel de transition haïtien face aux tentatives de déstabilisation orchestrées par les bandes armées.

Les deux pays dénoncent fermement les actions des groupes criminels visant à miner les efforts de stabilisation politique. Ils saluent les initiatives du CPT et réitèrent leur appui à la CARICOM et à la Mission multinationale de sécurité dirigée par le Kenya.

Paris et Londres insistent également sur la nécessité d’appliquer les sanctions prévues à l’encontre des instigateurs de violences. « Il faut mettre fin à l’impunité », peut-on lire dans leur déclaration, qui souligne aussi la détresse de la population civile face à cette crise prolongée.

L’occident renforce son soutien aux dirigeants haïtiens alors que la pression s’intensifie sur les autorités de transition pour produire des résultats tangibles en matière de sécurité, de gouvernance et de respect des droits fondamentaux.

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Le Conseil présidentiel promet la fermeté face aux menaces sécuritaires

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Alors que le pays est traversé par une vague de mécontentement populaire et d’instabilité sécuritaire, le Conseil présidentiel de transition (CPT) a réaffirmé son engagement à maintenir l’ordre républicain.

Dans un communiqué publié mardi soir, à la veille de la manifestation reportée, le CPT a souligné que la Police nationale d’Haïti (PNH) et les Forces armées d’Haïti (FAD’H) étaient en état d’alerte. Toute tentative de recours à la violence armée serait neutralisée, affirme le communiqué.

Cependant, cette déclaration de fermeté contraste avec la réalité sur le terrain. Les groupes armés, loin de battre en retraite, poursuivent leurs actions et profèrent désormais des menaces explicites contre les institutions. Certaines factions affirment vouloir « prendre le pouvoir », ce qui inquiète la population et accentue les tensions politiques.

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Entre peur, rumeurs de putsch et résistance, la capitale haïtienne était sous tensions

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La grande manifestation annoncée pour le mercredi 16 avril n’a finalement pas eu lieu. Officiellement reportée sine die, cette décision n’a cependant pas dissuadé une foule immense de se rassembler à Canapé-Vert, exprimant ainsi une frustration croissante face à l’insécurité qui gangrène le pays.

La journée, qui devait être une démonstration de force citoyenne, s’est déroulée dans une atmosphère lourde, mêlant confusion, tension et rumeurs persistantes de coup d’État. Dès la veille, la panique s’est emparée de plusieurs quartiers de la capitale : commerces fermés, écoles évacuées, transports paralysés… Le simple appel à la mobilisation avait suffi à plonger la ville dans un climat de peur.

Malgré l’annulation officielle de la marche, l’esprit de la contestation est resté vivant. Devant une place bondée à Canapé-Vert, Samuel, chef de la brigade de vigilance locale, a pris la parole. Il a accusé certains politiciens d’avoir tenté de saboter la mobilisation en recrutant plus de 300 individus pour semer le chaos. Appelant au calme et à la résistance pacifique, il a été longuement applaudi par une population déterminée à se faire entendre, mais lucide face aux risques.

Sur le plan diplomatique, la CARICOM et les États-Unis ont réaffirmé leur soutien au Conseil présidentiel de transition (CPT), dénonçant toute velléité de déstabilisation par la force. Pourtant, sur le terrain, la violence continue. À Mirebalais, des groupes armés ont attaqué le commissariat de police et pillé des entrepôts de vivres, exacerbant davantage un climat d’insécurité déjà critique.

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Un an après l’installation du CPT, l’Église Catholique dresse un constat d’échec

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Alors que le pays s’enfonce un peu plus chaque jour dans la violence et l’instabilité, l’Église Catholique d’Haïti dresse un bilan accablant de la gouvernance du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), à l’approche du premier anniversaire de son installation, le 25 avril.

Le Père Marc-Henry Siméon, porte-parole de la Conférence des Évêques d’Haïti (CEH), a pris la parole ce week-end sur les ondes de Radio Télé Métropole à travers l’émission ‘‘ANALIZ’’, dénonçant l’échec des dirigeants actuels à redresser la situation sécuritaire du pays. Selon lui, « l’État s’effondre progressivement, laissant le champ libre aux gangs qui étendent leur emprise, notamment sur la capitale. »

Face à ce qu’il qualifie d’échec collectif, le religieux appelle à une révolution morale plutôt qu’à une révolte brutale. Il exhorte les responsables politiques à une auto-évaluation sincère et à ouvrir un dialogue inclusif pour trouver une issue crédible à la crise. « Ceux qui ont échoué ne vont jamais se retirer du pouvoir d’eux-mêmes », a-t-il lancé, soulignant la nécessité de créer une alternative de gouvernance avant d’envisager un quelconque départ.

Dans ce contexte de désintégration de l’autorité étatique, l’Église met en garde contre un possible chambardement par la rue, si rien n’est fait pour corriger le cap. Elle insiste sur l’urgence d’un sursaut de conscience collective, condition essentielle pour freiner l’effondrement des institutions et empêcher un embrasement populaire.

Depuis environ deux semaines, plusieurs attaques coordonnées des gangs armés ont permis aux bandits d’étendre leur contrôle sur d’autres territoires. Lors d’une offensive sur la ville de Mirebalais, au moins deux religieuses catholiques ont été assassinées et leurs corps n’ont pas été retrouvés, selon les informations disponibles. Les attaques des groupes criminels n’épargnent rien ni personnes et ne font pas de discrimination. Face à ce sombre tableau, l’Église appelle à un changement de cap profond, fondé sur la responsabilité et le renforcement des institutions étatiques.

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Quand les policiers baissent la garde, les gangs frappent

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Attaque contre un centre de communication à Kenscoff
Attaque contre un centre de communication à Kenscoff

Une patrouille de la Police nationale d’Haïti (PNH) a été la cible d’une attaque armée dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 avril, dans la commune montagneuse de Kenscoff, département de l’Ouest. Des hommes lourdement armés, identifiés comme membres du groupe criminel « Viv Ansanm », ont ouvert le feu sur les policiers en mission, provoquant une violente confrontation dont le bilan reste encore incertain.

Selon les premières informations disponibles, plusieurs agents ont été blessés et au moins deux véhicules de la PNH ont été incendiés lors de l’assaut. Les blessés ont été évacués en urgence vers des centres hospitaliers, tandis qu’un silence officiel persiste sur le nombre exact de victimes.

Une source locale, sous couvert d’anonymat, avance que la patrouille aurait été prise au dépourvu. Des rumeurs persistantes laissent entendre que certains agents se livraient à des ébats sexuels au moment de l’attaque, négligeant leur mission de surveillance. Cette imprudence aurait non seulement coûté la vie à au moins un policier, mais aussi permis aux assaillants de s’emparer d’armes et de munitions.

Kenscoff, autrefois connue pour son calme et son climat frais, est devenue depuis plus de deux mois le théâtre de violences incessantes. Le groupe « Viv Ansanm », qui sème la terreur dans la zone, serait responsable de la mort d’environ 300 personnes selon un rapport récent du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH). En plus des pertes humaines, de nombreuses propriétés ont été détruites, incluant des résidences privées et au moins un hôtel, plongeant la commune dans une atmosphère de terreur permanente.

Malgré les promesses des autorités et la présence d’une force multinationale, Kenscoff, comme de nombreuses autres régions du pays, semble échapper au contrôle de l’État. Les groupes armés, toujours mieux organisés et mieux équipés, imposent leur loi en toute impunité, sapant chaque jour un peu plus la fragile autorité des forces de l’ordre.

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